‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 151 sur 595 · Ib.. p · texte numérisé non relu

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2. Tooneel-aanteekenimjen vervat in een ornstandigen brief aan den schrijver van het Leven van Jan Puni, dans un ms. de la Bibliothèque de l'Université d'Amsterdam, de 1786. Je dois ce renseignement à M. J. Franscn, qui a écrit une thèse remarquée sur les comédiens français en Hollande, dont nous parlerons plus loin.

3. Voyage en Hollande dans Œuvres complètes, éd. Âssézat et Tourneux, t. XVII, pp. 413 et 417 (cité aussi par Colenbrander, o. c, t. I, pp. 70, 73).

enveloppe la protège. Aussi, en littérature comme en philosophie, la Hollande n'a-t-elle produit, au xviii* siècle, presque aucune servile imitation... Même à La Haye, où l'éducation était toute française, l'esprit national conservait son indépendance et son originalité »'. Tout n'est pas également juste dans cet exposé, et la suite de ces pages y apportera quelques corrections, mais je crois que, dans son ensemble, il est tout à fait conforme à la réalité. En effet, répétons-le, l'imitation des mœurs et des modes françaises a été restreinte et elle a laissé intacte la vie proprement hollandaise.

Pour ce qui est de la connaissance de la langue, il est assez malaisé de savoir exactement jusqu'où elle avait pénétré dans la bourgeoisie. D'une part, nous avons le témoignage de Jacques Garcin, professeur de français à Franeker, qui, dans son discours inaugural" de 1756, disait : « Quis enim seu in Patria moretur seu Peregrinas Regiones perlustret, Linguam gallicam usitatam non videt », — phrase pompeuse et peu probante, — et celui d'un homme d'État, s'adressant en 1772 à des lecteurs dans ces termes : « Personne ne m'en voudra de ne pas traduire en hollandais mes citations françaises; je croirais faire tort à mes compatriotes qui, depuis quelque temps, sont d'avis que la connaissance de cette langue doit être placée au-dessus de celle de leur parler maternel » ^. D'autre part, d'après van Effen, on n'apprenait guère bien le français dans les écoles et les cours. Voici son opinion : «... la plupart des jeunes gens de la bourgeoisie fréquentent actuellement l'école française, et leurs parents assurent à tout le monde que leurs enfants comprennent et parlent le français aussi bien que leur langue maternelle », mais la vérité est « qu'à l'école française les enfants Français désapprennent ou, pour le moins, gâtent leur langue » ^. Ailleurs, le même prétend, en parlant à un jeune homme qui va à Paris pour se perfectionner dans la langue française, que ce qu'il en a appris à l'école serait bon à « empoisonner des chiens et des chats » ^.

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