O. c, pp. 31 et suiv
2. Il est vrai qun lui-même se défend de « larder « son discours de mots français et piclcnd ne se servir d'un mot d'emprunt que quand celui-ci contribue à la clarté, à la netteté, à la concision de la langue. Mais M. Elzinga a calculé que, sur 103 termes qu'il a examinés, il y en a 52 dont l'emploi n'es! aucunement motivé par ce principe, c'est-à-dire que la moitié environ de ces mots auraient pu être remplacés par des éqviivalents hollandais. Van Goens se sert aussi souvent de mots français, mais nous avons vu qu'il était une espèce de « Français hollandais » (Brieven, t. I, p. 249). Guillaume V, dans les rares lettres iioUandaises que contient le recueil de sa correspondance avec van Lynden van Blitterswijk, abuse aussi de mots français, ce qui ne saurait nous étonner. Par contre, van Haren écrit un hollandais très pur (van Haselen, o. c, p. 130).