‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 197 sur 595 · Œuu., t. I, pp. 153 et · texte numérisé non relu

Œuu., t. I, pp. 153 et

0. Journal de Madame Cradock. Irad. française, p. 273. 7. The 11 orW a parlé plusieurs fois de ces .\cadémics.

l'Angleterre n'y sont venus [en France] en aussi grand nombre qu'au dix-huitième siècle. C'est chez nous-mêmes qu'ils voulaient prendre connaissance de l'état de nos esprits, de notre littérature, de notre philosophie. Ils croyaient, et avec raison, que nos livres étaient tantôt moins, tantôt plus hardis que nous-mêmes ; que la censure soumettait les uns à des sacrifices, excitait les autres à des excès. Ils venaient aussi, en quelque sorte, rendre à la France les visites de Montesquieu et de Voltaire à l'Angleterre » \

Voyageurs de marque. — On a dressé des listes des Anglais de marque, qui sont venus en France'. Retenons seulement quelques noms : Bath, Pulteney, Bolingbroke, comte de Bulkeley, lady Sarah Bunbury (née Lennox), James Crawford d'xVuchiname, Hor. Walpole, Thomas Gray, Filz-Roy (premier lord de Southampton), Fox, Garrick, Gibbon, Goldsmith, lord Holderness, Hume, Lennox, Miss Lloyd, Maihows, Montague, Moore, Priestley, lord Rochfort, lord Shelburne, Sherlock, Ph. Thicknesse, Adam Smith, Sterne, Dugald Stewart, lord Stormon, Col. Barré, Swinburne, Wilkes, Wraxall, Wright, A. Young. Walpole, en 176S ^ prononcera le mot de « troupeau ».

L'accueil fait a ces visiteurs. — Ces Anglais sont reçus et fêtés dans les salons. C'est une vraie colonie qui gravite autour de l'ambassadeur. Elle a son banquier, M. Foley, son médecin, le D' Gem, médecin de l'ambassade anglaise. On a conté en détail la vie de Walpole à Paris. Les Guerchy et le Duc de Nivernais qu'il a invités en Angleterre lui font bon accueil ; M""' de Mirepoix et Boufflers, qu'il a aussi reçues, lui rendent sa politesse*.

Le Prince de Conti, le Baron d'Holbach, les grandes dames célèbres, M^^DuDeffand, M""* Du Boccage, les mettent en relations avec ce que Paris a de plus distingué ^

Quelques insulaires même, narguant la vertu, eurent dans ce monde des intrigues. Comme M""* de Tencin avait été aimée de Math. Prior, la future M'"* Necker le fut de Gibbon, etc. Le chevalier N. P. Forth était un de ces Anglais qui passaient et repassaient le détroit pour joindre les plaisirs de Paris à ceux de Londres.

i. T. II, p. 38.

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