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gnait étaient la lecture, l'écriture, l'arithmétique, le français et le latin ; ce dernier était plutôt mentionné clans son programme comme ornement et pour donner de la dignité et du caractère à l'école.
« Nous continusîmes d'aller h ce misérable séminaire pendant plusieurs années et les seules acquisitions que nous y fimes furent l'écriture, l'arithmétique et les règles de la grammaire française. L'usage familier de cette langue, nous l'acquîmes à la maison, une règle ayant été établie par mon père que le français serait parlé dans la famille le dimanche matin, seul moment que ses affaires absorbantes lui permettaient de passer avec nous.
« Peu à peu cependant les choses changèrent, quand M. John Roget, un prêtre, natif de Genève, qu'il avait quittée récemment, fut nommé ministre de la chapelle française. La différence entre le vieil et le nouvel édifice n'était pas plus grande qu'entre le nouveau prédicateur et son prédécesseur. Au lieu de la monotonie bégayante et des dissertations savantes, mais sèches de M. Coderc, nous entendions avec Roget, des sermons composés avec goût et éloquence et exprimés avec une grande correction et de l'animation ».
Il y avait, à Londres même, d'autres écoles de français que celles des Français. Moins entichées que les vieilles Universités du traditionnel curriculum, beaucoup avaient introduit cette étude dans leurs programmes \ Le français abonde en auteurs élégants, aimables, instruits et classiques. Un « scholar » ne peut pas, à cet âge, se dispenser de l'apprendre. L'ignorer, c'est se couper une source abondante d'amusement et d'instruction. C'était là un dogme'.
Le rôle attribué au français. — La croyance à ce dogme était générale. L'italien étant en baisse, l'allemand non encore classé, le français apparaissait comme la langue étrangère qu'on devait apprendre, élément indispensable de l'éducation complète d'un homme ou d'une femme du monde. « Les parens, nous dit Knox, pour la-plupart, désirent que leurs enfans apprennent le français"; ils veulent surtout qu'ils sachent le parler». L'auteur, lui, estime que « le talent de lire et de sentir les beautés des écrivains français les plus célèbres est aussi infiniment précieux, et qu'on peut s'en contenter ».
Il n'y a naturellement aucun moyen de recenser les jeunes gens qu'on a mis à cette étude. Mais nous en savons assez pour affirmer qu'ils étaient très nombreux. Secker, à l'âge de dix-sept ans, alla