‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 210 sur 595 · Works, 1808, t. VIIÏ, pp · texte numérisé non relu

Works, 1808, t. VIIÏ, pp

-4. Frag. sur l'cduc. des femmes, dans Ca„-ibr., Hist. of E. Lit., t. X, p. iOl.

5. This lad, sir, is of Blois... His French is pure... {Sat. VI, v. 4).

(i. The Heiress. t786, in-8°, acte II, se. m.

7. Voir A représentation of the présent state oj relijion willi re<jard to injldelity...

des études dont lutilité était certaine. Quelques uns l'ont fait. De Foe avait jadis, tout en écartant l'idée de couvents, proposé des académies où on pourrait cultiver le français et l'italien, en même temps que la musique et la danse'.

Par crainte de la corruption française", on engagea des Suisses. Ils ne furent guère mieux considérés. Les Français avaient paru légers, les nouveaux venus étaient balourds \

J.-J. Rousseau et iJ Emile. — On sait le succès des œuvres de Rousseau en Angleterre, longtemps avant qu'il vint y faire ce séjour qui se termina par un scandale. h'Emile fut très lu. La pédagogie qui mettait au premier rang les choses ne pouvait manquer de trouver des adeptes \ Williams ne reconnaît plus à l'étude des langues anciennes aucune utilité générale : celui qui a une idée n'a aucun avantage à l'exprimer en plusieurs langues, dit-il. Le temps passé à l'étude des langues, tant classiques que modernes, serait bien mieux employé à apprendre la langue moderne ou des notions de sciences naturelles '. En ce qui concerne spécialement l'étude du français, on voit des Rousseauistes soutenir que le français est un art d'agrément, un luxe, donc un mal".

Pourtant il ne semble pas que la nouvelle philosophie de l'éducation ait suffi à entraîner un changement essentiel. La plupai't des éducateurs anglais, Knox, Priestley, Mrs. Macaulay continuent à faire une place assez importante aux langues étrangères, en particulier à la nôtre ^.

down up and acjreed to by bolh houses of Convention in Ireland. Dublin-Londres, '171"2, p. 7.

1. An Essay apon Projects, 1697. Cf. Canibr., Hisl. of E. Lit., pp. 401, i04.

2. Certains d'entre les maîtres tournaient tout à l'ait mal, tel Daniel Cromwelin, passé en Angleterre après 1693, qui entra, en qualité de précepteur chez M. Yernon, pour faire l'éducation de son fils, et qui y resta trois ou quatre ans, après lesquels il fut impossible à la famille de faire embrasser au jeune homme une profession quelconque, tant il avait sombré dans la paresse (Généalogie de Cromwelin, 17 h2. Bibl. Soc. Hist. Prot. fr., 1858, t. VII, p. 492).

3. « Ces gouverneurs, autrefois, éloient des François gais et enjoués, qui icur apprenoient des vers galans, et des petits airs à boire, pour les façonner aux manières du beau monde ; mais, comme les pores de ces Bretons ont trouvé que celte éducation étoit trop légère, ils ont substitué à ceux-ci des habitans des Treize Cantons, que [sic] sans votre respect, on nomme Suisses « (de Goudar, L'Espion, fr., t. II, p. 23).

4. Dans le.'- Mémoires de Romilly on nous monire l'intlucnce du maître le pasteur Roget, genevois, dont nous avons parlé p. 261 : « Roget était un admirateur des œuvres de son compatriote Rousseau et me familiarisa avec elles. Avec quel étonncment et quel délice je les lus la première fois! Imbu de toutes ses doctrines, j'adoptai toutes ses opinions et embrassai son système de moralité, avec la fureur d'un nouveau converti à ([ueique nouvelle religion... « (p. 31).

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