Liebrecht, o. c, pp. 273 et
goûts du public. Il y eut peut-être cabale, simplement. Anvers avait fait longtemps aussi bon accueil aux représentations flamandes qu'aux représentations françaises ; mais, en 1777, on joue 72 fois en français et 10 fois seulement en flamand ; l'année suivante on ne joue qu'en français ; c'est en français qu'on avait joué de 1736 à 1738 et pendant la campagne 1 7o4-17oo, bien qu'alors les représentations eussent été annoncées en flamand'. Je n'oserais pas conclure à une victoire du français.
Recul du flamand. — Il faut ajouter que les Rhétoriques même étaient gagnées par l'influence française. Dès l'aube du siècle, de Swaen, le « prince » de la Rhétorique de Dunkerque, s'était laissé fasciner par le prestige de nos grands écrivains, et même de quelques autres'. Ses conseils n'étaient malheureusement que trop faciles à suivre^; on traduisit Molière et Racine, en attendant Voltaire et Crébillon^ ; on traduisit les « opéras jouieux » et les comédies à ariettes les plus en vogue". Les meilleurs « rhétoriciens » jouèrent