c, t. II, p
3. Voir P. A. Pidoux de Maduère, Saint Bernard de Menthon, l'apôtre des Alpes, sa vie. son œuvre. Lille, 1923, pp. 20 et suiv.
4. Voir VHisloire de Saint-Genis, t. II, p. 39 : « L'instruction publique au Moven- Age ne suivit pas en Savoie les progrès rapides de certains pays de l'Europe. Ce pays montagneux et isolé eut peu de loisirs, peu de repos, ne sentit pas ce besoin de
Au conlraire on eût pu, ce me semble, prendre en plus grande considération un fait important, je veux dire l'installation en Savoie de princesses originaires de France'.
savoir qui jetait des milliers d'auditeurs autour des chaires célèbres de France, d'Italie, d'Allemagne ».
Et plus loin : « Les abbayes et les prieurés de Savoie ouvrirent de bonne heure, à l'ombre du cloître ou du clocher, des écoles élémentaires presque toujours gratuites » . Cf. Gibrario, Economia politica nel medio evo : « En 1315, les écoles publiques de la ville de Chambéry étaient assez importantes pour que le recteur fût payé sur la gabelle ».
On trouvera l'indication des ouvrages et articles ayant trait à l'instruction en Savoie dans Désormaux, Bibliographie méthodique des Parlers de Savoie, p. 64-63.
4. Sur le français à la Cour de Savoie, entre autres travaux, voir E. di Saint-Pierre, dans Documcnli inediti suHa Casa di Sauoya(^Miscellanea di Sloria palria. II" série, t. VII). Voir aussi J. Orsier, Notes et documenta inédits pour servir à l'histoire du droit public et du droit privé dan^ les pays de Savoie, dans Revue de Savoie. 1916, p. 109.
Les divers inventaires des mobiliers de châteaux savoyards et valdôtains fournissent quelques données. Pour insister sur cette partie de notre sujet, il faudrait qu'on eût dépouillé plus complètement les livres décomptes des Trésoriers et autres documents conserves aux Archives de Turin. Voici un exemple de l'intérêt qu'ils peuvent offrir : Le compte de Guillaume de Crans, trésorier général du Comté de Genevois de 1363 à 1368, fait mention d'un missel écrit « in romano », expression qui ne peut signifier ici autre chose que : en français (Turin, Archivio di Stalo, 3'' section. Rouleau de parchemin). — « Libravit pro duabus duodenis pergameni emplis pro missali domine in romano scripto XX sol. ». Sur le sens des qualificatifs inateriius, vulgaris, romanus, etc., cf. J. Désormaux, Notes philologiques sur les noms donnés au patois et au français dans les anciens documents savoyards. Revue Savoisienne, 1913, p. 151 ; Id., Langue maternelle, extrait de la Revue de Savoie, VIII, 19"20,pp. S6 et suiv.