Sttngel ne mentionne pas ce livre
3. Cf. une grammaire française écrite en latin par Voisard (Franc. Xavier) pour les Hongrois, parue en 1778 à Budc oîi l'auteur était professeur de français.
Résistances. — Il y eut, comme partout, des censeurs. Certaines dames exagéraient le culte de nos modes jusqu'à la superstition. On connaît l'antienne ; je n'y insisterai pas ; il est établi que les critiques, satires, comédies, etc., ne sont que des adaptations d'originaux allemands. Ainsi la revue de Vienne Magyar Muzsa prend à partie les Hongrois qui rougissent d'être hongrois pour peu qu'ils rencontrent une comtesse qui sait le français. Mais c'est là une reproduction d'une satire allemande. De même la Hausfranzôzin de M™* Gottsched passe dans une mauvaise imitation de Martin Pallya (1767)'. Ces réprobations achèvent de mettre en lumière le fait que nous étudions, et de montrer que la vogue du français était assez forte pour qu'on jugeât qu'elle passait la mesure ; on pourrait toutefois supposer aussi qu'elle étonnait par sa nouveauté des gens pour qui hors du latin il n'y avait pas de culture.
i. En 1790 viendra Le notaire de Peleskei de Gvadânyi, qui suit Richter (J.), Briefe eines Eipeldaiiers (1785). Il amuse le public avec un pantin qui dit bonjour et ne sait pas la langue. Les amoureux d'une dame l'approchent, l'un tient son parasol pour la protéger du soleil, l'autre tourne autour d'elle chapeau bas.
En 179'2 viendra V Enfant d'Amour de Verseghy, d'après Kotzebue, qui non seulement lâche des mots français mais transpose en hongrois des formes inconnues à la langue (verbes pronominaux).