MansuY, 0. c. pp. 93 et suiv. Les Sobieski en France
■4. Cette fille du duc de Nevers avait, comme on sait, d'abord espéré épouser Gaston d'Orléans, puis avait promis sa main à Cinq-Mars, s'il parvenait à renverser Richelieu.
o. Morsztyn revint en France en 1667 demander au Roi de l'aide contre les Turcs. Il v passa les dernières années de sa vie, à la solde de Louis XI\ , et acheta la terre de Chàteauvillain, dont son fil» prit le nom (Lavisse et Rambaud, Hist. génér., t. VI, p. 6il). Son cousin, Stanislas Morsztyn avait traduit Andromaque.
6. Valentine de Puthod, Un voyage princier au XVII'^ s., dans La France et la Pologne à travers les siècles, p. "27. Voir la Correspondance de la Reine et du Grand Gondé publiée par Ém. Magne.
Dans le voyage que la Reine de Pologne fit à travers l'Europe pour se rendre à Varsovie, elle fut naturellement partout reçue avec les cérémonies et les fêtes d'usage. A Dantzig notamment, on lui donna la a grande Comédie », mais ce fut en vers italiens '.
Le prince Janusz Radziwill, que le Roi avait député au devant de Marie-Louise « estoit vestu à la Polonoise, dit Le Laboureur, toutesfois nous eusmes peine de le croire Polonois ; car il parloit nostre langue comme nous, et son Génie paroissoit tout François » -. Dans la maison de campagne de Falenty, où Marie de Gonzague s'arrêta, jusqu'aux portes de Varsovie, il y avait « diuers apparlemens fort beaux, pratiquez à la Françoise pour la pluspart » ^ Le jeune prince héritier, fils d'un premier mariage, vint l'y voir ; il faut cependant noter que cet enfant, âgé de huit ans, ne parlait que le polonais et l'allemand, et que l'archevêque de Gnesen, Primat du royaume, qui l'avait amené, crut devoir faire à la reine une « docte harangue Latine... par honneur, quoy qu'il sceut le François » ^. C'est une chose très importante que ce mariage car, le roi mort, la Reine devait épouser son beau-frère, délié des vœux qu'il avait prêtés comme Jésuite, de sorte qu'elle demeura sur le trône vingtdeux ans.
La reine ne parlait que français à son mari ; elle ne s'entourait que de Français. En plus des dames et jeunes filles qui l'iivalent accompagnée depuis Paris, elle eut auprès d'elle comme secrétaire de ses commandements M. Des Noyers^, et l'abbé de Marolles, qui avait été le précepteur de la Reine. Tous deux lui recommandèrent Saint-Amant. L'abbé Marolles raconte dans ses Mémoires que Saint- Amant, paré du nom de Saint-Amansky, fut nommé gentilhomme à la maison de la reine « avec une pension de trois mille livres qu'elle lui octroya par brevet et qu'elle fit expédier exprès ». Le poète, en échange, lui dédia de nombreuses pièces de vers, et entreprit même le voyage de Pologne. Il séjourna deux ans auprès de sa protectrice et rentra en France en 16S1 ^.
i. Le Laboureur, Relation du voyage de la Royne de Polofine, p. 157. Voir H. L., t. V, p. 427, la relation de l'évêque do Beauvais.
2. Id., J6., p. 180. L'aptitude des Polonais à prononcer les langues et particulièrement le français avait frappé l'auteur.