‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 356 sur 595 · Varsovie, in-H". Cf. Stengel, n" 2o · texte numérisé non relu

Varsovie, in-H". Cf. Stengel, n" 2o

3. X 1206'^. Au n" 262 du catalogue de Stengel on trouve signalé un ouvrage donné à imprimer par les religieuses de la Visitation Sainte-Marie de Cracovie en 1716. C'est peut-éire le môme ? Toutefois l'ouvrage conservé à la B. N. est sorti de l'imprimerie du Collège des Pères des Ecoles Pies à Varsovie.

n'est pas douteuse, si l'on se rappelle qu'au xvi" siècle oi se prononçait comme oiie.

Engageante. — On désignait de ce nom une forme spéciale de manche.

Mule. — Il avait en polonais à peu près le même sens qu'en français, celui de pantoufle (Knapski).

Perruque, parfums.

Il y a aussi parmi les mots polonais empruntés à la langue française des termes désignant des armes, des engins, des termes de guerre et quelques termes d'escrime : Exemple :

Estocade, bombe, pistolet, redoute, serpentine (sorte de sabre à lame recourbée), parer (mot que l'on rencontre dans les poèmes historiques de Twardowski).

Il est curieux de constater que, tandis que les termes empruntés à la langue allemande enrichirent surtout celle de la bourgeoisie polonaise, des artisans, des ouvriers et des paysans, les mots français fournirent des expressions nouvelles aux classes cultivées, particulièrement à l'aristocratie, qui constituait l'élément le plus éclairé de la nation. Il en résulta que la démocratisation progressive de la Pologne causa la disparition rapide des mots français, tandis que les termes empruntés à l'allemand continuèrent à vivre dans le langage du commun.

Réaction et moqueries. — Encore la mode française trouva-t-elle des censeurs: Pasek', Bohomolec" (qui dans Le Parisien polonais, railla ces déguisements), Alexandre Fredro^ Quand Morsztyn, grand traducteur, fit jouer LeCid en polonais, devant la Cour (1661), son entreprise, si peu téméraire qu'elle fût, n'eut pas de succès^.

11 y avait encore du chemin à faire pour que les lettres modernes prissent leur place dans l'estime même des plus éclairés. En somme les grands amateurs de notre littérature furent Stanislas-Héraclien Lubomirski, fils du fameux maréchal, grand lecteur de Montaigne, et Christophe Niemirycz, adaptateur de La Fontaine. Nous sommes aussi pour quelque chose dans l'inspiration des romans d'aventure, assez plates productions, tenant à la fois du picaresque et du grotesque ^

1. Voir les Mémoires de J. Chrvs. Pasek, traduils par P. Cazin, Introd., p. 33. Il y a sans doute dans les observations de Pasekdu parti pris et de la mauvaise humeur, mais elles ne s'éloignent pas de la vérité. Qu'on se souvienne de l'effet produit en Angleterre par une Henriette de France.

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