‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 360 sur 595 · Élude sur la Nat., t. III, p · texte numérisé non relu

Élude sur la Nat., t. III, p

3. Wladyslaw Konopczyriski, Stanislaw Konarski. Varsovie, 1926 (éd. de l'Œuvre Mianowski).

diiisit lui-même pour la scène Otlion et Polyeitcte de Corneille, La Mort de César, Zaïre et Alzire de Voltaire (1750), etc. Nous parlerons plus loin des représentations, qui sans doute étaient des exercices publics.

Le français était une des langues enseignées dans les principaux établissements. A l'Orphelinat Saint-Casimir, noviciat des Sœurs grises, où on élevait cent orphelines, et qui fournissait des maîtresses à toute la République, c'était une des langues étrangères que les élèves étaient tenues d'apprendre \ Au Corps des Cadets, on l'enseignait en même temps que le latin et l'allemand ^, Encore le départ des Jésuites donna-t-il à l'éducation latine un fort coup dont le français profita'. Nous y reviendrons.

Bref, on ne considéra bientôt plus qu'une éducation fût complète sans l'initiation à la civilisation française. Les filles nobles apprirent le français avec la danse et la musique ; or les danses — la chose mérite d'être notée à propos de ce pays d'où nous sont venues polka, mazurka, polonaise, etc. — étaient des danses françaises^. Des maisons d'éducation, toutes françaises, s'ouvrirent, parmi lesquelles celles de ces religieuses de la Visitation dont nous avons parlé, si appréciées à l'étranger \

Les gouvernantes. — Nous connaissons les noms d'un certain nombre de gouvernantes françaises qui firent l'éducation d'enfants nobles, M™* Truet, par exemple''. Nous avons même des renseignements sur le rôle de ces « madames » et « mademoiselles » et sur la méthode qu'elles suivaient. Françoise Korwin-Krasinska, fille du comte Stanislas Krasinski, partisan de Stanislas Leszczyiiski, qui après l'établissement d'Auguste lll quitta la capitale et s'installa dans sa terre de Maleszowa, nous a parlé de la gouvernante française préposée à l'éducation de ses sœurs et à la sienne. (( Madame » semble se plaire dans le vieux manoir. C'est elle qui dirige l'éducation des jeunes filles, toute française. Elles « lisent tous les jours en français, un seul jour de la semaine est réservé aux lectures polonaises ». Ces lectures françaises développent surtout l'imagination. Françoise, qui fait à la noce de sa sœur ainée la connaissance du représentant du Dauphin, le prince Charles de Courlande, le

\. Voy. de deux Franc., t. V, p. 63.

•2. Ih., p. 05.

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