‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 401 sur 595 · LES RUSSES EN FRANGE. LES FRANÇAIS EN RUSSIE · texte numérisé non relu

LES RUSSES EN FRANGE. LES FRANÇAIS EN RUSSIE

temps où, semble-t-il, il y avait encore lieu de devenir vraiment russe, beaucoup se firent cosmopolites. Ils dirent avec Karamzin : « Ce qui n'est que national n'est rien en comparaison de ce qui est humain, universel » '.

Ces riches visiteurs se ruinaient non seulement au jeu, et en fréquentant un monde dont les faveurs coûtaient cher, mais aussi en achetant des objets d'art ou de luxe. On ne pouvait pas réfréner les passions, on essaya d'arrêter l'engouement pour les babioles. Le 12 novembre 1782, le chargé d'affaires anglais Sir James Marris écrit : « Les broderies, les falbalas, les blondes, etc., sont prohibés; la hauteur de la coiffure ne doit pas dépasser deux pouces et demi. L'énorme accroissement de l'exportation des articles de mode de France a été la première raison de cette réforme dans le costume des femmes; mais elle est véritablement dirigée contre la grande-duchesse qui revient passionnément éprise de la France, de ses modes et de ses manières et qui, non contente d'avoir établi une correspondance régulière avec M"" Berlin et autres marchands français, a fait venir deux cents caisses remplies de gazes, de pompons et autres articles de toilette de Paris » ^.

D'un incurable amour remèdes impuissants !

Les Français en Russie. — Toutefois il est certain que c'est en Russie même que ceux qui allaient voyager et ceux qui ne le purent pas commençaient •l'apprentissage de la langue. Une fois le pays ouvert, les Français s'y étaient précipités^; ils émigraient beaucoup alors. Ils exercèrent toutes sortes de métiers^. Quelques-uns en avaient plusieurs ^

Certains ne furent pas moins déçus que ceux de l'âge précédent. Quand ils ne trouvaient pas mieux, ils se faisaient précepteurs ^

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