‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 42 sur 595 · YoirSiengel, o. c. p. 75, n · texte numérisé non relu

YoirSiengel, o. c. p. 75, n

3. Gliantreau fut pendant vingt ans professeur dans une école militaire.

Il faudrait ajouter divers traités particuliers, tel que celui d'Estevan de la Borda, Reglas [jara la pronunciaciôn de la l. f... Madrid, Ant. de Sanclie, 1784, 8". L'auteur était professeur au Collège des Nobles.

4. Obervations faites au Roi par le Parlement de Pau ; Reg. secret du Pari. Arch. Dép., B. 4562, dans Lespy, Hist. du collège de Pau. p. 445.

5. Dans les demandes des villes de Pau et d'Oléron (Bass. Pyr.) pour avoir des

LE XVIII* SIKGLE 5^

Il n'est pas téméraire d'ajouter que les Espagnols qui prenaient du service en France, s'ils s'en retournaient dans leur pays, y revenaient en partie francisés. Zetzner, relateur si fidèle, a rencontré à Da Rocca M. d'Albada, qui avait été colonel à Strasbourg. Celui-ci lui donna un dragon qui avait été en garnison à Sélestat \

Il nous est naturellement impossible de dire combien d'élèves ont usé des manuels, combien ont fréquenté nos collèges, combien de lecteurs ont lu nos livres. C'est chose que nous ignorons. Mon impression pourtant est que l'entraînement dans la Péninsule n'a jamais été un de ces emportements irrésistibles qui poussaient certaines nations étrangères à se grimer à la française. Des témoins contemporains ont eu le même sentiment: « Loin de se glorifier d'être le singe de l'Europe, dit Marcillac, il [l'Espagnol] met son amour-propre à être toujours lui-même, à conserver et à transmettre à ses descendants les habitudes de ses pères, les costumes même n'ont subi qu'une légère altération... Cette mode de francisisme, qui s'est répandue sur presque toute l'Europe, n'a fait que de médiocres progrès en Espagne » -.

collèges, il est fait allusion à l'habitude qu'nnl les Espagnols d'y venir étudier (Arch. Nat., F17A1316).

1. Reuss, Voy. d'aff., p. '21-22. Quelques passages du même livre nous fournissent des renseignements sporadiques sur les occasions qu'eut le voyageur de s'entretenir en français. Il trouve à la Cour un jésuite qui parle français (p. 28). A Cadix, un commerçant français, M. Masson, l'introduit près de l'intendant. Celui-ci ne sait pas un mot de français (p. 88). Au contraire un agent de l'Inquisition vient le visiter. Il s'exprime en excellent français (p. 43), etc.

Page 1