‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 425 sur 595 · Rcynaud, 0, c, p · texte numérisé non relu

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4. 11 existe aux Archives Nationales un recueil des lettres écrites par Joseph II au général d'Alton, commandant les troupes autricliiennes aux Pavs-Bas, depuis dcc. 1787 jusqu'à nov. 1789. Elles sont en français (A. A. 34, tOoi). Ces lettres ont été publiées par le Comité patriotique de Bruxelles en 17!)0. On v relève quelques incorrections. |

Jameray-Duval, ne savait pas l'allemand'. M"^^ Geoffrin, quand elle daigna le visiter, en 1766, fut reçue en princesse, et le prince alla en personne, incognito, au devant d'elle. Devenu Empereur, Joseph II, sous le nom de comte de Falckenstein, vint à Paris, où il assista à une séance de l'Académie des Sciences. Lavoisier lui montra comment Vair fixe (acide carbonique) est impropre à entretenir la vie '.

Lui aussi attira dans sa capitale des Religieuses de la Visitation, à qui les familles de la plus haute noblesse confiaient l'éducation de leurs enfants ^

C'est en français que Mercy rédigeait ses rapports à l'Impératrice sur la conduite et la tenue de Marie-Antoinette^, l'ancienne élève de l'abbé de Vermont \ Quand Joseph II mourut, au commencement de 1790, parmi les lettres qu'on trouva écrites de sa main, une, écrite en français, était adressée aux cinq dames qui avaient eu la bonté de l'admettre dans leur société.

On pense bien comment, autour d'un pareil maître, la haute société viennoise s'appliqua à posséder notre langue. Une faute eût suffi à compromettre une femme. Nos premiers émigrés ont été frappés de la perfection à laquelle les gens de la Cour de Vienne étaient parvenus. « La langue française, dit la Baronne du Montet*', était la seule reçue dans la haute société, qui la parlait et l'écrivait avec une élégance, une correction et une pureté rares en France même. Vous ne pouvez vous faire l'idée de l'élégance avec laquelle les personnes de distinction parlaient alors la langue française. Le comte de Chotek, les comtes de Waldstein, le comte de Wilzeck, les princes de Starhemberg, de Dietrichstein, de Clary, tous les grands seigneurs enfin, sans exception, avaient les plus nobles manières »'.

\. Œav.. t. I, pp. 164 et 269.

■2. Maury, Ane. Ac. Se, p. 180-

3. Voir abbé Georgel, Méin., t. YI, p. 82. Il y avait à la tète du monastère de Vienne une supérieure française, la Mère Isabelle de Sales de Fossières, née à Narbonne. Elle avait été élevée dans la célèbre maison de St-Louis à Saint-Gyr, et avait fait son noviciat à Paris. L'Impératrice Marie-Thérèse daigna l'appeler à Vienne (?). Après vingt ans consacrés à l'éducation, elle fut élue supérieure en 1782 ; elle gouverna la communauté pendant douze ans. Elle jouissait d'un grand crédit à la Cour et auprès des premières familles de Vienne (Pierre, Les Reliyieases françaises en exil, p. 210).

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