‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 426 sur 595 · Souvenirs (1783-1866), p. 30 (écrit en · texte numérisé non relu

Souvenirs (1783-1866), p. 30 (écrit en

7. Je regrette de n'avoir pas eu connaissance d'une étude de Gyula MuUer, écrite en hongrois mais avec un résumé en français sur La Culture littéraire française à Vienne au XVIII^ siècle (1930, VII« cahier du Collegium Hungaricum de Vienne). Je voulais du moins l'indiquer à mes lecteurs.

Dans ce qui précède, j'ai systématiquement laissé de côté le théâtre pour en parler ici d'ensemble : « J'ai toujours vu dans les Pais où j'ai été, dit le Marquis d'Argens, et dans lesquels le Bon Goût régnoit, une Comédie Françoise et un Opéra italien » \ Rien de plus exact".

L'histoire du théâtre français de Vienne est particulièrement instructive ^ : elle nous permet à la fois de constater l'engouement de certains milieux étrangers pour nos spectacles et d'apercevoir quelques causes de la réaction qui survint.

Vers 1730, le jeune duc de Richelieu jouait la comédie dans l'intimité, « avec l'ambassadeur de Venise et les dames de la société du Prince Eugène »^; à la même époque, le palais impérial possédait déjà, au témoignage de Pœllnitz, « un très magnifique théâtre »^ où l'on jouait sans nul doute en français, même avant que Marie-Thérèse eût épousé François de Lorraine (1736). En 1743, le (( Collegium Theresianum » donnait également une représentation française en présence de l'Impératrice '^ et, le 27 janvier 1744, une troupe d'enfants — dont une jeune archiduchesse — jouait, dans la Salle des Chevaliers, Arlequin poli par l'amour '.

4. Letl. Juives, Lett. GV, t. III, p. 119; cf. « Il y a quelquefois à Hambourg une Troupe de Comédiens François. Il y en a aussi dans presque toutes les Cours d'Allemagne » (i6.).

2. Naturellement certaines villes faisaient exception. A Cassel, les habitants, qui étaient calvinistes, n'avaient pas beaucoup de goût pour le spectacle, ou se l'interdisaient par principe (Moore, Letl. LIV, t. Il, p. il).

3. Voir O. Teuber, Das K. K. Hofburcj Thealer seit seiner Begriindung ; et .lulia Witzenelz, Le théâtre français de Vienne (i75i'-/77i?).

4. Lettre; du duc de liichelieu au marquis de Puysieulx, de Gènes, 5 octobre 1748 (Arcli. hist. Min. de la Guerre, 3303, n» i6). — Aucune indication ne permet de dater exactement ces représentations, mais elles sont nécessairement postérieures à la nommation de Richelieu à l'ambassade de Vienne (1725) et antérieures à la Guerre de Succession de Pologne (1733).

5. Mémoires, t. H, p. 214 (éd. d'Amsterdam, 1735), cité par J. Witzenetz, o. c, p. 5.

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