Id., ib., t. II, p
Succès et échecs. — Le résultat ne fut encore une fois pas brillant '. L'arrivée de Voltaire à Berlin, en juillet 1750, donna un nouvel éclat aux représentations des acteurs français. Pourtant, c'est surtout la comédie de société qui fut en honneur à la Cour. L'auteur de Traire fit bâtir un petit théâtre d'amateurs assez joli dans l'antichambre de la princesse Amélie". Les meilleurs artistes de celte troupe étaient le prince Auguste-Guillaume, le prince Henry et le prince Ferdinand, la princesse Amélie et Lady Tyrconnel ^ —
Aux jours de fête, on jouait les auteurs français à Potsdam. Le Jouj-nal Historique des Fêtes que le roi a données à l'occasion de l'arrivée de leurs Altesses Roiale et Serennissiine de Brandehourg- Bareitli au mois d'août 1750, parut en français. 11 rapporte qu'on donna en français VIphigéniede Racine et deux comédies de Molière. Moore, dans ses Lettres, nous a parlé de ces représentations, où les tragédies et comédies françaises alternaient avec les opéras italiens. Frédéric II aimait surtout la tragédie, et Œdipe était sa pièce favorite *.
lîNTERRUPTiONS. — Autrc chosc était de gagner le public. On n'y réussissait guère, semble-t-il -, car la troupe officielle harcelait de ses demandes d'argent un prince cultivé, mais économe, ou du moins porté vers des dépenses d'un autre ordre. En 175i, la comédie française était en complet désarroi, quatre acteurs seulement restaient, abandonnés de tous leurs camarades ; vaille que vaille, on engagea de nouvelles recrues pour l'année suivante, qui fut la dernière : la Guerre de Sept Ans amena, dès 17oG, le renvoi de tous les Français ".
Au reste, dès le commencement de l'année 1763, le roi reprit des comédiens français à son service '. L'enthousiasme du souverain
1. Bruno ^ôlkc^, Die Hamlet-DarstellwKjen Daniel Chodowieckis und ihr Quellemoert fiir die deutsche Thealergeschichie des 18'''" Jahrhiinderts, p. 8 (fasc. XXIX des Theatergesrhichlliche Forschungen, Hambourg et Leipzig, 1916, in-8°).