‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 464 sur 595 · l'^avart, Mém. et Corr., t. II, p. 09, 31 dcc · texte numérisé non relu

l'^avart, Mém. et Corr., t. II, p. 09, 31 dcc

n'envoyer qu'un homme « dont la probité sera sûre » ; car, expliquaitil, « on n'a point oublié ici les friponneries de quelques directeurs à qui l'on a fait des avances considérables et qui s'en sont allés ensuite, sans s'être mis en devoir de remplir leurs engagements ». A quelles troupes ce passage est-il fait allusion? Il est regrettable qu'à notre connaissance on n'ait pas encore cherché à l'établir. Les tentatives d'Ackermann et de ses disciples Schrœder et Ekhof pour créer un théâtre national ne réussirent que difficilement'.

Lessing et le théâtre français. — Survint Lessing, nommé alors directeur du Théâtre de la ville.

La Comédie de Minna de Barnhelm (30 septembre 1767) et la Dramaturgie de Hambourg apportaient à l'Allemagne des doctrines et un modèle de comédie nationale. La situation se renversa. Les tournées françaises abandonnèrent peu à peu la ville conquise par le génie allemand, à partir de 1770 ^ Le fait est capital. Il annonce comment la libération de l'emprise française allait se faire, quand un peu partout l'éclosion du génie national allait se produire. II faut en noter la date tardive.

L'émancipation, du reste, n'eut rien de brusque. Ici — le fait est rare — on a des données statistiques. Une troupe qui joue à Hambourg, Hanovre, Leipzig, Lubeck et Gotha a donné :

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