Bett. Strauss, o. c, p
freund, se trouve un portrait fort peu avantageux de la gouvernante française, la « Mademoiselle », que l'éditeur du journal avait eue chez lui; cependant l'auteur de cet article est loin de nier l'utilité du français dans l'éducation; au contraire il déclare que, sans la connaissance de cette langue, une jeune fille ferait méchante figure dans le monde. « Pour les jeunes gens, l'étude lui en paraît même indispensable, et il la recommande formellement à un jeune étudiant en droit, désireux de faire son chemin, et qui lui avait demandé des conseils » '.
On a ressassé les plaintes — souvent inspirées par la jalousie — contre les aventurières. 11 ne serait que juste de rappeler les éloges adressés à certaines des bonnes servantes, qui ont vieilli sous le harnois au milieu du respect de tous, et qui mériteraient d'être nommées ; il suffit que Frédéric 11 leur ait rendu cet hommage que les femmes qu'elles avaient élevées se distinguaient, par leur éducation supérieure, d'autres, entrées plus récemment dans le monde ■.
Beaucoup d'institutrices, on dit aussi gouvernantes d'après le français ^, au lieu d'être en maison, recevaient chez elles, dans leur ménage, si elles étaient mariées, des pensionnaires. Dans divers endroits, ainsi à Francfort, l'autorisation de faire des cours leur fut d'abord refusée*. Elles la conquirent peu à peu^
Une école est créée par le Réfugié Roland qui, se rendant compte des défectuosités des écoles locales, s'efforce de répondre aux désirs des parents. En 17o3, il n'enseigne encore que le français et le dessin, et déjà la grande amélioration qui se fait sentir dans les manières et la conduite de ses élèves lui acquiert la confiance des parents. Poursuivi parce qu'il se met à enseigner, outre le français et le dessin, l'allemand, l'histoire, la musique et la danse, il trouve aide