‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 484 sur 595 · Belt. Strauss, o. c, p · texte numérisé non relu

Belt. Strauss, o. c, p

2. Voir Sayous. Le XVIII^ Siècle à lÉLrawjer, t. II, p. 343. Citons au hasard Judith Dupont (j 1798 à Fredericia ; Ludwig, Auf HugenotLenpfaden, Hcft I, p. 19); M"*^ Inngins (-{- à Clèves, en 1738, à 73 ans ; Reg. de l'église de Cleoes, p. 38, v») ; Marianne Varnier, gouvernante dans les maisons de Schvverin et de Wartensleben (-{-4781 à 86 ans ; Erman et Reclam, o. c, t. III, p. \9'1) ; M"*" Jeanne Salomc Purry, de Ncuchàtel (-|- en 1730 à 63 ans, qui avait demeuré pendant 38 ans dans la maison de M. le baron de Geyling, conseiller privé du duc de Wurtemberg, et « avait élevé toutes les freiili de celte illustre maison, avec une approbation parfaite » ; cf. C H. KlaibiT, Urkundiiche Gesclùchte der Reformirlcn Gemeinde Cansatadt, p. 233).

3. Le mot se rencontre dès le commencement du siècle, parfois germanisé engouvernanlin(ill{, Wâclitler).

■4. Belt. Strauss, 0. c, p. 89.

o. Il vaut la peine de lire dans l'ouvrage que nous venons de citer le récit des efforts et des mérites qui leur valurent cette amélioration de leur situation à Francfort. La mauvaise organisation des écoles locales, le désir général d'apprendre le français furent pour quelque chose dans ce progrès, mais ce qui valut aux Français et aux Françaises plus de tolérance fut surtout leur persévérance et leur zèle.

et protection auprès des parents de ses élèves qui signent une pétition en sa faveur. Celte lettre porte, non seulement des noms de calvinistes, mais aussi de plusieurs luthériens des premières familles bourgeoises, entre autres d'un fils du bourgmestre Bansa '. Il semble être sorti victorieux d'une lutte violente qu'il eut à soutenir contre les maîtres de français Bedart et Foly et même contre le recteur du gymnase, Albrecht, auquel il enleva un grand nombre d'élèves, appartenant aux meilleures familles de la ville ^. Il se vantait de « former les enfants aux bonnes mœurs et aux bonnes manières ». De nombreux maîtres offrirent ainsi aux Allemands l'avantage très apprécié de vivre sur place en famille française.

Les pensionnats. — Ils fleurissaient, tout comme en France ^ Certains n'ont disparu que de nos jours. « Les familles les plus distinguées du pays, disent Erman et Réclam*, s'empressèrent à y placer leurs filles et de toutes les parties de l'Allemagne et des pays du Nord même, on envoya bientôt à Berlin de jeunes personnes du plus haut rang. Nous avons eu occasion de voir les listes que plusieurs Directrices de pensions ont conservées des personnes qu'elles ont élevées et nous y avons trouvé les noms des premières familles ». Les auteurs fournissent des noms et des chiffres. Ceux-ci ne sont pas énormes. Un des établissements les plus prospères avait élevé soixante-quatorze jeunes filles".

Mais le nombre importe peu. Ce qu'il faut retenir, c'est le fait

\. Belt. Slrauss, o. c, pp. 87 et sui'v.

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