Dorfeld, o. c, p
3. Le professeur de français Henri Dcscosles, établi à Hanau, fait savoir par la voie d'un journal, Frankfurter Frag und Anzeijuriijs Nachrkhten, du 7 mai 17io, qu'il prend des pensionnaires et donne des leçons de français (Bett. Slrauss, o. c, p. 233, n" 66 etn. o). Dans le même journal du 9 sept. 1733 figure l'annonce suivante : « Le professeur de français Meynier, nouvellement arrivé à Hombourg, recevrait des pensionnaires auxquels il apprendrait le français «. Dans sa famille on ne parle que celle langue, qui d'ailleurs est la plus répandue à Ilombourg. Il y a aussi une école française où l'on donne six heures de leçons par jour (Ead., ib., n. 4).
Voir IL L., t. VII, p. 118. À Hanau, il en subsistait encore un en 1848, qui fut transporté ensuite à Genève par son directeur, M. Rœdiger (J. B. Leclercq, o. c, p. 199). J'en ai connu moi-même un à Dresde en 1877.
3. O. c. pp. 203-217. (C Une des plus anciennes Pensions françoises de Berlin est celle que forma Madame Sa:anne Jacobé, native de Vitry le François, veuve de Monsieur Pierre Charretnn... Une pension à peu près aussi ancienne que celle de Madame Charreton, a été celle des Demoiselles Meinadié... viennent ensuite celle des demoiselles Saint-Aubin, celle des Demoiselles Couliez et celle des Demoiselles de Cona/ous qui avoient successivement élevé jusqu'à soixante quatre jeunes Demoiselles des premières familles du pays et de l'Allemagne. D'autres pensions sont celles des Demoiselles Valenlin, et celle des Demoiselles de Thomas; d'autre part les Demoiselles Sassoabre et Madame la veuve Philippe, née Colioeaai, n'ont cessé que depuis quelques années de consacrer leurs travaux à l'éducation de la jeunesse » (Erman et Reclam, l. c, pp. 210- 213).
que ces pensionnats ont en réalité inauguré l'enseignement des jeunes filles.
11 arrivait du reste fort souvent que le ménage se partageait la tâche, le mari instruisant les garçons et la femme les filles'. On trouvera un peu partout programmes, horaires et conditions de ces maisons d'enseignement. Leur vogue était considérable ^ Détail amusant. A Francfort-sur-le-Mein, alors qu'on faisait encore — pour des raisons confessionnelles — des difficultés aux descendants des Réfugiés, les enfants du maire allaient à l'école française de M""= Hoff^
Sur ce modèle d'autres maisons s'ouvrirent. Gœthe nous a raconté la curieuse genèse d'un pensionnat. Son père avait élevé un jeune homme appelé Pfeil, qui avait été chez lui domestique, valet de chambre, secrétaire et enfin factotum. Il parlait bien le français et le savait à fond ; ses protecteurs, cherchant à lui faire une position, eurent l'idée de lui faire établir une pension, qui devint par degrés une petite école où l'on enseignait tout le nécessaire et même à la fin le latin et le grec*.
Le français dans les écoles des Réfugiés. — Nous avons des détails sur bon nombre d'entre elles, par exemple sur celle de Francfortsur-Oder % dont l'histoire a été racontée par ToUin. De 1709 à 1731 avec Daniel Courtois collaborent deux maîtres : Jean Pierre Paul Claude fils (1730-1739) et Israël Malmaison (1744)'. Michel Couriol (1739-1762) remplace Claude fils. Sous Jérémie Millenet (1763- 177i), l'école est en partie réorganisée, et elle s'emplit de tant d'enfants allemands, qu'on est obligé d'en limiter le nombre, pour ne pas porter atteinte au caractère de l'institution (18 mai 1774).
I. En 1766, Nicolas Paradis reçoit de l'Edilitc de Francfort-s.-lc-Mcin la permission d'enseigner le français dans cette ville. Bientôt les parents de ses élèves même lui conseillent de fonder une maison d'éducation « pourjeunes gens et jeunes filles de bonne famille ».
Sa femme veut enseigner le français et les arts féminins à des jeunes filles, tandis qu'il se réserve l'enseignement des belles lettres, de l'histoire et de la géographie. Il met en lumiire la grande importance de cette entreprise pédagogique dans une ville où il n'existe encore aucune maison d'éducation pour jeunes filles. Il n'insiste pas pour les garçons, sentant bien là le faible de son argumentation, puisque la Ville possédait un « Gymnasium » (Betlina Strauss, o. c, p. 90-91).
"2. Voir par exemple Bett. Strauss, o. c, p 22'2, pour l'école Paradis.
H. Ead.,0. c, pp. 221, 8i-89. C'est peut-être ici le lieu de rappeler que Gœthe a fréquenté les leçons de M"« Cachet.