‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 488 sur 595 · VILLE · texte numérisé non relu

VILLE

ÉTABLISSEMENT REF^es ET OBSERVONS

Erlangen.

Berlin.

Gôttingen.

Gotha.

Meissen.

Augsbourg.

1720 Brème.

1721 Erlangen.

Avant 1730

Bautzen.

Grimnia.

Elbing.

Giessen.

Berlin.

Joachimsthal.

Kœnigsberg.

Séminaire.

Ecole des Cadets.

Université.

Gymnase.

Collf;ge Sainte-Anne.

Paedagogium.

Gymnase.

Ecole des Cadets.

Collège Royal (école latine).

Gymnase.

Hcubaum, Gesch. des deutsch.

Bildunysivesens, p. 149.

Sous le rectorat de Heumann, on fait des discours en français, D., 12.

Cours supplcm. de 2 heures par semaine, D., 13. Cf.

fr. U., 7.

D'après le journal d'un élève (D., 13) ; l'enseignement semble avoir été interrompu la même année.

D., fr. U.. 1.

Douze heures par semaine dans trois classes D., 11.

D'après un programme du recteur Behrnauer, l'enseignement fut ensuite interrompu.

D., 22, cf. 13-14.

D.,yr. U., 1.

Id., ib.

Id., ib.

Id., ib.

Id., ib.

Enseignement facultatif peutêtre antérieur. Depuis 1730 institutions successives de Classes (jalUcœ. Jusqu'en 4790, le français reste un enseignement à part, payé en supplément (G. Zippel, Geschichte des Kôniglichen Friedr. KoUegium, Kônigsb.

Enseignement gratuit à la classe de latin. D., [i.

1. Dans ce tableau D signifie Dorfeld, Beitrâge zur Geschichte des franzdsischen Unterrichts in Deulschland (Vrog. du Gymnase de Giessen, 1891-1892). D., fr. U. renvoie à l'article du même auteur dans Reins, Encyklop. Handb. der Pùdaaoq. Lancrensalza, 1903, t. III.

Je rappelle qu'avant les dates données ici, le français avait été introduit dans le programme de beaucoup d'écoles allemandes. Ce tableau ne présente que la suite des faits déjà exposés dans II. L., t. V, p. 28.

DATE

VILLE ÉTABLISSEMENT RÉpcEs ET OBSERVONS

1733 Weimar. Gymnase.

Entre 4733 Torgau. »

et 1742

1733 Greiz. Gymnase.

Avant 1737 Braunschwcig- »

Lûneburg.

4739 Eisenberg. Gymnase.

1741 Stuttgart. Karlsschule.

— Altona.

4742 Altenburg.

Avant 1743 Plauen.

Pâdagogium.

Erlangen. Gymnase.

Halberstadt. Stephaneum.

Frankenhausen. Gymnase.

Magdebourg. «

Ilfeld. École Reale.

Karlsruhe. Gymnase.

Wertheim.

Vers 1730 Minden.

Après 1750 Kûstrin.

1751 Wismar.

175"2 Osnabrûck.

1754 Gôltingen.

Peu après Weilburg.

École supérieure.

Gymnase.

Un professeur est nommé par

le Duc. D., 14.

Dans le plan d'études, on propose un « coup de main » aux élèves qui le désirent selon la méthode de Plats. D., 14.

D.,/r. U., 7. Cf. D., 14.

Quelques-uns des élèves étant désireux d'apprendre le français, le Recteur se met à leur disposition le mercredi et le samedi. D., 44.

5 heures de français, 6 heures de latin, 3 de grec. Schanzenbach, D., fr. U., 7.

Cours publics par un professeur adjoint du Gvmnase. D., 14.

L'enseignement est antérieur à cette date, car le plan d'études comporte des exercices pour les élèves de l"'^ et de 2^.

D., 14. Cf. D., fr. U., 7.

Le français est enseigné dans les deux classes supérieures.

Le français entre dans le plan d'études de la 1" classe ; en 1757 il entrera dans celui de la 3®, en 1759 Struense l'organise dans 4 classes. D., 14.

Id., ib.

D., 22 et 16.

L'enseignement du français est rétabli pour les élèves des classes supérieures, qui payent cet enseignement à part. D, 46.

On repousse à cette date la demande d'Urbain Desmurs qui voulait ouvrir une école où serait appliquée la méthode du Bureau typographique.

Le français est introduit par Mauritius, à côté du grec, du latin et de l'iiébreu (Heubaum, 0. c, 348).

B., fr. U., 7.

D., fr. U., 7, commence

L'enseignement sous le rectorat

Histoire de la langue française. VUI.

d'Ostertag. D., 49.

DATE VILLE ÉTABLISSEMENT RÉI-ces et OBSERVONS

Oldenburg.

Salzwedel.

Bûtzow.

Gumbinnen.

Heilbronn.

Quedlinburg.

Rastenburg.

Stade.

Fraustadt.

Ansbach.

Solitude.

— Stargard.

— Oldenburg.

Vers 4770 Dessau.

4773 Worms.

Altona,

Fulda

Dasseldorf.

Heiligenstadt.

Lûnebourg.

Osserndorf.

May en ce.

Giessen.

Klaustbal.

Padcrborn.

Bonn.

Bergen.

Gymnase.

Gymnase. D., 20.

I).,fr. U., 7.

Ecole Reale. Le français est enseigné dans

trois classes. D., 22. D.,/r. U., 7.

Gymnase. D., 47.

» ^•,fr. U.. 7.

» Un élève fait un discours en

français, et les annonces du Magazine de Hanovre montrent les professeurs donnant des leçons particulières aux élèves des classes supérieures du Gymnase. D., 17.

L'enseignement y a été sans doute institué antérieurement. D., 17. Steng., 0. c, n° 261, signale une grammaire de De Risseau , publiée à Onolzbacb en 4713. C'est l'ancien nom de la même ville.

Ecole Reale. Le français est obligatoire. D.,

Le français était enseigné antérieurement. En 1770, l'enseignement devient permanent. D., 20.

Le français est obligatoire. D., 22, et/r. U.,1.

On cherche une personne compétente. En 1777, on propose que cet enseignement soit gratuit. Il ne figure pas malgré cela dans le plan de 4782. D.,J9.

Id., ib.

Id., ib.

Id., ib.

Id., ib.

Chastel est nommé professeur de la ville. Lehmann, o. c, 24. Il alla l'année suivante à Giessen. Behr., a. c, 466.

(L'enseignement est peutêtre antérieur. Cette date est celle de l'appel de Chastel).

Pâdagogium. Behrens, o. c, 167.

Id., ib.

Id., ib.

Couvent. L'enseignement y est peut-être

antérieur. D., 19.

Philanthropinum .

Gymnase protestant.

Gymnase.

Gymnase des Jésuites.

DATE

VILLE ÉTABLISSEMENT RÉFces eT OBSERVONS

Neustettin.

Griindstaclt.

Neu-Ruppin Kassel.

Wesel.

Klosterberg.

Bensheim.

Mors.

Bade.

Gymnase.

Gymnase.

Gymnase.

Gymnase.

Parchim.

Greiz.

Bernburg.

Blankenburg.

Gymnase.

Gymnase.

Neuss.

Gymnase.

Braunschweig (ville).

Kalharinenschule

Oflenbach.

Tilsitt.

École provinciale

Tûbingen.

Brieg.

Université.

Hadamar.

Gymnase.

Ulm.

Gymnase.

Dillenburg.

Emmerich.

le

D., ib.

D., ib.

Id.. ib.

Tentatives pour introduire français. D., 12.

Le français n'a que peu de succès. En 1796, dans le plan remanié, il est enseigné dans les classes supérieures.

D.,/r. U., 7- L'enseignement est sans doute antérieur à celte date.

Le français devient officiel.

Le français s'enseigne dans les deux classes supérieures. D.,

Le français est substitué au grec. D., 20.

Les ordonnances scolaires, qui ne furent promulguées qu'en 1800, instituaient l'enseignement du français suivant l'Encyclopédie scolaire de Trapp. D.,21.

Voretzsch, o. c, 19.

Le français s'enseigne de la 4« à la 6^ classe. D., 20.

Id., ib.

L'administration l'exige de la Direction qui remplace les Jésuites. Néanmoins l'enseignement ne commencera qu'en 1811. D., 21.

Les livres d'enseignement. — Resterait à dresser un tableau chronologique des ouvrages pédagogiques destinés à l'enseignement du français. Mais ce travail se trouve fait, en grande partie au moins, dans le Catalogue de Stengel que j'ai si souvent cité. Quoique l'auteur se soit borné en principe aux Grammaires, il a, dans ses notes, donné l'indication d'autres ouvrages ; Dictionnaires, Manuels de conversation, Traités de prononciation, etc. Le tout forme un ensemble très considérable.

J'aurais été content de pouvoir fournir à mes lecteurs des renseignements un peu détaillés sur la valeur et l'importance de chacun

de ces livres. Mais il eût fallu les avoir sous la main. Seul un Allemand pourrait en entreprendre le dépouillement. Il donnerait, sans aucun doute, des résultats fort curieux. Je ne suis pas sûr qu'on pût en tirer des renseignements exacts sur la répartition des maîtres à travers le pays. En tous cas les lieux d'impression ne suffisent pas pour cela. 11 se peut fort bien que les auteurs aient fait imprimer dans les villes où on imprimait couramment du français, alors qu'ils avaient leur école et leur domicile ailleurs '.

Mais on trouverait sans aucun doute des précisions sur les emplois qu'ils occupaient, les conditions faites à leur enseignement, les autorités qui les habilitaient, les personnes qui les protégeaient, et tout cela jetterait une grande clarté sur l'estime où on tenait notre langue. Nous saurions aussi, probablement, au moins dans la plupart des cas, quel était le pays d'origine des auteurs. S'il faut en juger d'après les noms, la majorité se composait de Français, ou réfugiés ou qui étaient venus pour des raisons diverses chercher fortune en Allemagne"'. Un des plus connus est Laveaux, dont un des concurrents du Concours de 1782 dit qu'à lui seul il sauverait la langue française si elle était menacée^. Mais les maîtres à noms allemands étaient aussi fort nombreux, et cela est significatif *.

4. Ainsi, d'après les seules indications du Catalogue, on peut voir que du Grain est attaché à la fois à l'Université de Halle et au Pâdagogicumde Glauchau (i7'20, n° 273); Curas (Hilmar) est professeur au Gymnase de Joachimsthal en même temps que Secrétaire du Roi de Prusse (1760, n° 316) ; Lunkenbein est professeur à l'Université de Leipzig (1751, n" 331); Poetevin a été successivement « Lehrer im adlichen Contubernio zu Esslingen «, au Gymnase de Worms et au Collège de Lausanne (1731, n° 332); Kleine est Maître de langues Privilégié de S. A. S. M. le Duc Régnant de Brunsvic (1773, n" 420); Grenier écrit pour les classes régulières allemandes nouvellement établies en Autriche (1777, n" 430), Meunier est Maître de langues à la Cour de l'Electeur de Cologne (1782, n° 432) ; Belin est Maître de langues à l'école électorale etprovinc. de Meissen (1788, n" 482).

2. J'en citerai quelques-uns: de Risseau (1713, n" 261); Rondeau (1716, n" 264); Du Grain (1720. n« 273) ; Provansal (1720, n» 275); Roux (Fr. 1720, n" 276); Bautre(1726. n» 277); Michon (1723, n" 290); lirccranche ? (1727, n° 291); Lindens (1728, n« 293); Verdun (1732, n« 303) ; Roux (1734, n° 304); M^^ la Roche (1738, n» 315) ; Curas (1739, n» 316) ; Choffin (1747, n» 339) ; Chapuzet (1750, n» 344) ; Du Frcsnoy(1751, n» 350) ; Poetevin (Suisse ? 1751, n° 352); Berlan (1752, n» 353): Picard (1753, n» 356) ; Mauvillon (1754, n^ 361) ; Mouton (1753, n° 363) ; Paradis de Tavannes (1757, n" 368); Lochet(1763, no 383); Parrot(1763, n" 38i) ; Meynier (1767, n" 395) ; Pontet (1769, n" 399) ; Vernezobre (1776, n" 425) ; Grenier (1777, n<>430); De la Vaux? (1782, n» 447) ; De Pondoie (1782, n» 449); Du Gasquet (1782, n» 451); Meunier (1782, n» 452) ; Huot(1785, n» 468); Lallement (1787, n« 478) ; Belin (1788, n° 482) ; Voltaire (1788, n" 493).

3 Ce Laveaux avait publié chez Arnold Wever, par cahiers, un Cours de langue et de littérature françaises qui faisait autorité.

4. Franlz (1715, n» 259) ; GreifTenhahn (1716, n° 263) ; Eublingen (1722, n° 281); Neuper (1722, n« 283); Jungmann (1724, n°286), Plais (1724, n» 287) ; Schatz(1724, n» 288) ; Fuchs (1739, n» 317) ; Sarganeck (1743. n" 330) ; Steinbrechcr (1744, n» 333) ; Klùlcr (1730, n« 346) ; Lunkenbein (1731, n» 331) ; P[ohlmannl (1732, n» 334); Wcitenauer (1758, n» 365) ; Koster (1761, n» 378) ; Sigmund (1769, n« 400) ; fBusching] (1772, n" 407) ; Steinfels (1773, n° 413) ; Kleine (1775, n» 420) ; Patsch (1777, n«432); Setau (1781, n» 445); Kilg (1783, n» 457); Meidinger (1783, n«

Comment ont-ils travaillé ? Quelques-uns avouent avoir traduit ou suivi un ouvrage français '. Mais tous n'ont pas reconnu leurs dettes. A cette époque où la propriété littéraire ne s'était pas juridiquement établie, les plagiaires avaient peu de scrupules. On voudrait savoir ce que chacun a mis du sien dans sa méthode, sans avoir à se rapporter h des titres plus ou moins ambitieux. Sans parler de l'intérêt ({u'auraient ces données pour l'histoire de la grammaire, si intéressante à cette époque, on jugerait un peu d'après les manuels les connaissances des élèves, du moins celles qu'ils prétendaient acquérir. Pourquoi un INleidinger a-t-il eu un si prodigieux succès?

Enfin, dans leur titre même, nos grammairiens ont parfois marqué à qui ils destinaient leur ouvrage, et il n'est pas sans importance de marquer que plusieurs ont travaillé pour les dames" ; qu'ils ont donné des modèles de lettres, de conversation, qu'ils ont joint des manuels de bonnes manières à leur méthode de langage, etc. '\

Il en est même qui ont justifié leur entreprise, ainsi celui qui s'est appliqué au français en « raison de l'amour général qu'il inspire )) '*. Et le témoignage est de 1716.

Mais qui ne sent combien les observations que je fais ici sont incertaines ? Elles n'ont pour objet que d'engager des chercheurs à pousser plus loin leurs investigations et à se mettre enfin à cette Histoire de la Grammaire française en Allemagne, que rêvait Stengel, quand il a fait ce précieux relevé bibliographique qui devait servir de base h un exposé historique général.

438) ; Meermann (ilSi, n» .i6"2) : BuclicnrœJer (1783, n» IGo) ; Fleischer (4786, n" 472) ; Cellarius (1788, n» 483); Kunstmann (1788, n» 488) ; Muller (1788, n» 490) ; SpliUegarb(1788, n» 492).

1. Ainsi Ghapuzet, qui suit Girard (17oi, n" 338); Pontet, qui traduit de Wailly (1769, no399).

2. Par exemple Choffin (1747, n» 339), Kôsler (1761, n« 378).

3. Les « boniments » sont parfois très explicites. Voici celui de Du Grain (1738, Leipzig, n° 273) : « On n'y trouve pas seulement la théorie nécessaire dans la grammaire, clairement exposée, mais aussi un assortiment considérable de mots, phrases, gallicismes, proverbes les plus usuels, comme aussi de dialogues agréables, de spirituelles et pourtant convenables histoires et fables, des lettres choisies et d'autres pièces réunies d'après les auteurs les plus récents et les meilleurs.., ».

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