‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 492 sur 595 · Lett. et Mém., t. I, p · texte numérisé non relu

Lett. et Mém., t. I, p

parler leur Langue, oublient d'en apprendre une autre. D'ailleurs, ils sont toujours ensemble et se communiquent trop leurs Vices et leurs Vertus...

Il y a lieu de ne pas oublier les Allemands qui venaient en grand nombre en France pour leur commerce. A Bordeaux par exemple, comme l'a montré Leroux, s'ils n'avaient pas évincé les Hollandais, qui s'étaient immortalisés par le coupage des vins \ ils tenaient une place importante^. On a compté dans la seule année 1740 quatre navires venus de Stettin, onze de Brème, dix-sept de Dantzig, vingtdeux de Lubeck, cinquante-cinq de Hambourg. Assurément ils tra- Bquaient surtout par l'intermédiaire de leurs compatriotes établis à demeure dans la ville, ou même avec eux. H serait téméraire d'affirmer que leurs relations s'arrêtaient là. Tout au contraire les plaintes des Bordelais mettent en lumière ce fait que les étrangers parcourent les pays vinicoles. Ce n'était pas en allemand qu'ils marchandaient avec les viticulteurs ^ Où s'étaient-ils instruits? Peut-être comme commis dans le pays.

4. C'est le sens premier de verlalen, devenu notre frelater. Voir mon article dans les Mélanges Salverda de Grave, 1933.

2. Voir Leroux, La Colonie germanique de Bordeaux. Bordeaux, 1918, t. I.

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