‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 497 sur 595 · oirReynaud, o. c, pp. 271 et suiv · texte numérisé non relu

oirReynaud, o. c, pp. 271 et suiv

b. Porismata Sapientise et Religionis... Deo juvante, prseside Chrisliano Eberhardo Weismano, Theol. D.

6. Voyez ce qui a été dit à ce sujet dans le tomel des Mémoires de l'esprit et du cœur.

1. Critique du Siècle, t. I, p. 162-163. Cf. « Le jugement du Professeur (von Einem) sur les Poètes François et sur les Auteurs de Romans, doit être regardé comme le

son ardeur faiblisse, et n'hésite pas à adresser ses reproches aux puissants, au grand Frédéric, aux Cours et aux Princes. Il ne peut comprendre leur dédain pour l'allemand. La « Société littéraire » fondée par lui à Koenigsberg, la « Société allemande » qu'il réorganise à Leipzig sont des sociétés dont il conçoit le rôle comme analogue à celui de l'Académie Française. Elles doivent avant tout épurer la langue. Du reste, avec candeur, il demande à Fontenelle des conseils ', montrant ainsi quel est son vrai but, savoir d'égaler la France, non de la ravaler, semblable à un Ronsard et h un Du Bellay, férus des Latins et des Grecs, cherchant à s'approprier les « trésors de Delphes », pour la gloire de leur langue.

Halle, qui fut pendant toute la première moitié du xvm* siècle un foyer d'opposition à Gottsched, lutta aussi contre l'influence française. Suivant Reimann, paraphrasant Térence en 1719, « nihil in historia lilteraria dictum ab eteris, quod non a Germanis dictum sit prius ». A Halle fut fondée, comme à Leipzig, une « Société pour le développement de la langue, de la poésie et de l'éloquence allemandes » ^,

Les Suisses. Bodmer et Breitinger. — Bien différents sont les Zurichois, dont nous parlons ailleurs, Bodmer et Breitinger, bien différents aussi les auteurs des Contributions de Brème. Sur le dialecte qui doit servir de fondement à la langue allemande ils professent d'autres opinions et réclament pour les dialectes du Sud, Sur le moyen de régénérer l'esprit de la littérature allemande, ils ne s'opposent pas moins à Gottsched, avec lequel ils engagèrent irae lutte qui dura vingt ans^

comble de l'ignorance. Voici purement et simplement ce qu'il en dit: « ih sont obscènes » (Ib., t. I,p. 166).

1. Fontenelle, alléguant son incompétence en allemand, se récusa. \ oici un passage de sa lettre, qui est curieuse : « Vous avez pour voire langue un zèle auquel je ne puis qu'applaudir. Il faut avouer que, nous autres François, nous pourrions bien être trop prévenus en faveur de la nôtre, quoique la grande vogue qu'elle a dans toute l'Europe, nous justifie un peu. Nous avons l'avantage qu'on nous entend par-tout, et que nous n'entendons point les autres : car notre ignorance en ce sens-là devient une espèce de gloire. Par exemple, vous, Monsieur, vous savez très-bien le François, vous l'écrivez très-bien ; et moi, je ne sais pas un mot d'Allemand. Cependant je ne crois pas que ce succès de notre langue vienne tant de quelque grande perfection réelle qu'elle ait par-dessus les autres, que de ce qu'on s'est fort appliqué à la cultiver, et de ce qu'on y a fait d'cxcellcns livres en tout genre, qui ont forcé les étrangers à la savoir, sur-tout des ouvrages agréables... A'os plirases sont souvent extrêmement longues... le tour en est fort embarrassé... Il est vrai que le grec et le latin ont assez souvent aussi ces défauts... Le françois seroit bien de môme, si nous voulions, mais nous n'avons pas voulu, et c'est peut-être ce que nous avons fait de mieux... » ("1^4 juillet IT'iS, Œuv.. t. VIII, p. 283-286).

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