‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 509 sur 595 · Fragmente, S., t. I, p · texte numérisé non relu

Fragmente, S., t. I, p

me; en richesse, en abondance, inférieure à n'importe quelle lanffue de l'Europe, elle a pourtant dans sa pauvreté des ressources, de l'énerffie, de la brièveté, de la majesté et de la douceur en quantité suffisante pour être un précieux outil de la pensée humaine. C'est surtout la clarté et la politesse qui la caractérisent, qui lui donnent sa grande valeur. De même qu'un homme élégant et charmant, clair et raisonnable dans les conversations, souffrira moins dans la société qu'un homme profond et silencieux, de même la langue française en face de la langue allemande s'est fait donner l'éloge d'être la langue de la raison, tandis que la nôtre pourrait s'arroger le titre de langue de l'intelligence » \

i. Fragmente, 1767, S., t. I, p. 236-237.

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