REMARQUES SUR LES MOTS EMPRUNTÉS
I" Les mots français ont été déformés:
irregulaire Befestigung \ speciell, etc.
1. L'histoire de quelques-uns de ces mots est curieuse pour le linguiste.
D'abord il y en a que le français avait pris jadis au germanique, tel fauteuil, que le roman avait adopté ; tels d'autres plus récents : Berline, Rosse, sous lesquels, malgré l'addition d'un e, on reconnaît facilement le primitif allemand.
Il semble bien que Jlan soit passé par un dialecte de l'allemand du Nord : flan, qui remonte au français flan, /loi, aujourd'hui Jlou.
D'autres sont des mots de langues diverses passés par le français, ainsi Paladin (Schill. , Picc, II, 4), Vedette, Casse (Wieland, 7, 313, ann. illîiy La chose n'a pas d'intérêt pour l'objet qui nous occupe, puisque c'est au français que l'on a emprunté.
Au contraire, dans le cas inverse, quand le mot a passé par une autre langue, comme panel, qui a donné le néerlandais paneel, on ne doit pas le compter parmi les emprunts français.
2" On en a germanisé l'orthographe :
furiôse Attake (Voch, 1781).
3° On a dérivé sur un mot français :
Belletrist ; Raisonnabilitdt.
4" Des mots français ont été accommodés à la morphologie allemande :
Superb(e) a pris un superlatif : superbste (Feuerwerk) (Schiller, Kabale u. L., a. III, se. 2).
5" Des expressions sont construites suivant la syntaxe allemande :
kriminelle Inculpation en (Goethe an Schiller, Briefweclisel, t. I, p. 174) ;
militar Opération (Gœthe, Briefe an Fr. ^. Stein, t. I, p. 175).
6" Les mots français ont été amalgamés avec des mots allemands pour former des composés mixtes :
Feldpanier (Gleim, Poés., t. I, p. 32) ;
Postchaise (Gœthe, t. XXVII, p. 5, Ital. Reise);
Marschroute (là., ib., p. 100);
modepràchtig (là., ib., t. XXVII, p. 79).
A tous les exemples que j'ai cités, et on en alléguerait facilement des centaines d'autres, il faudrait ajouter :
1" Des mots qui sont allemands, mais dont on a changé le sens d'après un correspondant français, ou qu'on a formés à l'image d'un type français. Enlzifjern (déchiffrer), et Emporkœmmling (parvenu) offrent les types du genre. Je citerai Gegend (contrée), anbequemen (jxccon\xï\oà.eY), Hof (cour princière), Missheirat(més2\liance), Plattheit (platitude), Denkfreiheit (liberté de penser), Gemeingeist (esprit public, angl. public spirit), Gesiclitspunkt (point de vue), Kleinmeister (petit-maître), Platzmajor (major de place), Schœnergeist (bel esprit), Handstrich (coup de main).
Cette influence française se constate dans une foule d'expressions. Sich leihen, au lieu de sich liergeben, copie le français se prêter; den Genuss geben, au lieu de çerursachen, est amené par le français donner le plaisir.
Qu'on considère d'autre part gut Geschirr machen, il n'est pas difficile d'y reconnaître le français faire bonne chère. De même dans mànnliche Reimen (rimes masculines), postlagernde Post (poste restante), der gute Geschmack (le bon goût), die schônen Kûnste (les beaux-arts), es macht warm (il fait chaud), Mann voni Stande
(homme de condition), seine Rechnung finden (trouver son compte), Staat auf etwas machen (faire état de quelque chose). Quelquefois l'imitation a été si gauche qu'on a remplacé un élément français par un élément allemand de même son mais de sens différent. De là des méprises bouffonnes comme Jemand sein fett geben pour donner à quelqu'un son fait ; on n'a pas pris garde à la signification différente de fetl : graisse.
La bibliothèque de notre Ministère de la Défense Nationale possède quelques spécimens curieux de traités allemands relatifs à l'art militaire au xvm^ siècle. Le plus ancien est le traité de fortification de von Bogsdorfî, publié à Augsbourg en 1714 ^ ; les plus récents sont la traduction, par J.-F. von Schônfeld, du traité français de Dutcil sur les manœuvres contre la cavalerie, parue à Berlin en 1785^, et la traduction du règlement de manœuvres de l'infanterie suédoise, donnée par Klein à Dresde l'année suivante *^. Entre ces deux dates, nous avons pu consulter un second traité de fortification, de Léonard ChristophSlurm, publié en 1718 à Augsbourg^ ; le règlement de manœuvres
1. Cet appendice est presque exclusivement l'œuvre de M. Max Fuchs, que mes lecteurs connaissent bien, puisqu'il a déjà bien voulu me prêter son concours dans 1 étude des mots scientifiques au xvni'= siècle. Je tiens à le remercier ici une fois encore de son obligeante amitié.
J'ai surtout voulu indiquer, par un exemple, ce qu'il y a à découvrir dans les rapports entre lo lexique français technique et les lexiques étrangers. Rien ne montrera mieux l'autorité de la France dans les sciences et les arts à cette époque.
2. Pour une raison qui sera expliq\ice plus loin, nous reproduisons les titres de ces ouvrages en respectant le mélange des lettres gothiques et des lettres latines.
« '3ÎC11 Triumphirende / Fortitication / auf allcrlct) Situationcn, défensive '.mt offensive / ju gcbraitdtcn. /
invite» Opus / .©anMct rote imm bic Royal; ?ycfïungcn inib Citadelle / Auxiliar:2Bertc iinfc Contra- Approschen, Retrenchementer iinb '>yelb:-2d)anîcn / û"f altcit iiiib ncitcn ^Mâf^cti rcgular iinb irregular in (*^t)t mit mit aScilc mit flcincu / als> aud) anfchnlid)cn llnfiiftcn aii# fibcit roiAligcn approbirtcn ?Dîilitax'ifd)cii ^aupt^Maximcn / «crgcftaltcii, disponivcit, crbaiicn, uitl" oerthcitigcn muge ba^ ciit attaquircnbcr ÏÏ'ciiib / chcnbcr crmiibcit miiffc rocbcr cibficgcn fii>itnc / bcm Publiée iinb eiitcm jcben curioscn ©emiitbc Jiiim bcftcit aii# ©niitb / rid)I)tigcr iinb îbcil» fclbftcigcitcr firicgê:©rfaln'!(tig ocrfaffct mib mit / oiclctt fdjpncn Figurcn crflârt. /
ajoit (Srnft Wricbrid) «avon oon SBcgfborff / bcr 3ï6mifd) fiaifert. ?0îaicfiât bcflcllten / Obcr-Ingenieur. /
SÎJÎit SRomifd) SîaifcrI. SRajcftat allcrgnabigft ci'tl)ciltcn Special-Privilegio ».
(Uh vol. in-ioblong de 398 p. ; Augsbourg, 1714).
3. Manôuvers fur die Infanterie, durch welche sie der Ravallerie nicht nur W'iderstand leisten, sondern dieselbe auch mit Vortheil angreifen kann. .\us dem Franzôsichen des Ritters Dùteil, Major bey dem Régiment de Toul des kôniglichen Artillerie-Corps, verschiedener Akademien, ùbersetzt von J. F. von Schônfeld, Lieut. in herzogl. wirtumb. Dienst. Berlin, 178.1, in-12.
4. Allerneuestes Kôniglich-Schwediges Règlement fur den Dienst des Fuszvolks im Felde und zu Hause im Lande, ùbersetzt von L. v. Klein, Lieutenant in neuenten Churfùrstlich-Infanterie Hannôvcrschen Régiment Sachsen-Gotha. (Dresde, 1786, in-8").
o. WrcJuiblidKr 5ÏBctt:«trcit bcr iÇranH'f'fAcn, ^ellanbifdjfn smb îcutfdKn ^rtegcés 33a!t:S>iit|îl, roorinncn bic Scfcftig'.mgè^Manier bcê "ôrn. von Vauban an 9îcii:©rifad), bic bcftc Manier bcê -Orn. voti Socbtiorn, «nb sroctjcrlcn îOorftclhingcn bcr >Ç)rn. fi. fi. Sturmc publicirten sinb nad) bce rocit^bcriibnitcn •Ç>rn. ©curgc 3îumplcrê Maximen ctngcriditctcn Manier in ad))cbntcn accuratcn 'iWitTcn mit allcn niùhigcn Umftanbcn «or 2tugcn gclcgct nad) bcn ©aiuitoftcn unb 3taum, biird) cincn aiiffiit)rlid)cn Calculum iibcrgefdilagcn nub gane unparthcnid) gcgen einanbcr in 95crglcid);mg gcftcllct rocrbcn. Cum Privilegio Sae. Caesar. Majost..\ugsbourg, 1718, in-f". (L'ouvrage est dédié au Prince Eugène).
LE FRANÇAIS ET L'ART MILITAHiE 731
officiel de l'armée autrichienne en 1749* ; la copie manuscrite d'un ouvrage considérable de v. Schmettau, datée de 177H^; enfin un album de dessins non datés, mais signés d'un bas-ofiîcier de l'Électeur de Saxe, roi de Pologne, ce qui le situe vraisemblablement vers le milieu du siècle^. Nous aurions voulu comprendre dans cette liste des ouvrages sur l'artillerie, mais la Bibliothèque n'en possède aucun de langue allemande *. Le petit lot de livres sur lequel a porté notre enquête sommaire représente non seulement différentes époques, mais différentes régions d'Allemagne : Autriche, Saxe et Prusse, et différentes espèces d'ouvrages. Cette variété nous permet de ne pas confondre les affectations personnelles, les tics d'un auteur, avec les habitudes et les tendances à peu près générales de ce langage militaire.
Partout il se mêle à l'allemand une quantité appréciable de mots étrangers : dans les cent premières pages de Bogsdorff •^, nous en avons relevé 180, dont 12 sont empruntés purement et simplement au latin '', et 14 autres sont des racines latines plus ou moins germanisées'' ; une vingtaine viennent de l'italien ^ ; le reste, c'est-à-dire les trois-quarts, sont des emprunts au français.
Le théoricien Sturm appelle le grec à la rescousse, mais il fait également une part très large au français, un français parfois incertain et baroque ^ ; le bas-officier Hoijer n'italianise guère, mais il latinise, un peu à tort et à travers : sa Specijîcation (Table des planches) nous annonce un Bataillon quarre Quf ber ©tcltc in %Cftm ctncë Ouadrats, et, au numéro suivant, in ^'Otm cincê Parallelogrammi ; six ou sept pages plus loin, on trouve encore : 5tD=9}îarfc5 mil Compagnkn successive. Pourtant chez lui aussi les mots fran-
1. îtct^nlameiit nnb Crbnmin nach >t>cld)cm fi* flefammtcè Sîaifcr(id):fiontgIid)Cè jÇ'.ig; ajdf in bcncn tn bicfcm cvftcii îhcil cntbaltcitcit .^anb-©rifffn iiiib alUn anttrn .«ricgè= Exercitien forocl aie in tewcii in bcm ^n)ct)tcn î^hcil lun-gcfdiriebcncn .ftricgë:Wcijrnud)cn v-« Wclb, aScfatv-ingcn uni itbcrnll glcidiformig su nd)tcn habcn. Vienne, 1749, in-8°. (Le règlement est précédé d'un édit de Marie-Thérèse qui en prescrit l'application).
2. (*inrid)tung fcc«t Sricgcsi-2Befcnê fiir bic î<>rcn^ifd)C Infanterie jn »îricfccnè--3citcn. (Mss., 3 vol. in-8o, Bibl. Min. D. N., A'd .'lOS).
3. Représentation de touts [sic] les exercices de l'Infanterie saxonne, appliquée sur l'état de la garde du corps des grenadiers de Sa Maj. le roi de Pologne et électeur de Saxe. — Invent, et design, par Jean Hoijer, Bas-0£Qcier du corps des Ingénieurs. (In-f". Bib. Min. D. N., A'd 41i. Les lée;endes des dessins sont en allemand).
4. Le Catalogue du Min. de la D. N. ne mentionne à cette époque qu'un seul ouvrage de cette nature édité en Allemagne, et c'est un livre français (Œuvres diverses de M. Belidor concernant l'artillerie et le qénie. Amsterdam et Leipzig, 1734, in-8"). Aussi bien est-ce en français qu'écrivent et l'auteur de la Description de l'artillerie ...de FrédéricGuillaume, roy de Prusse ("Mss. in-f°, A't 48), le Danois de Schoele (Mémoires d'Artillerie, Copenhague, 1778), et le Suédois d'Ehrenmalin (Théorie du jet des bombes, Paris, 1788).
o. Il va sans dire que nous avons fait seulement des sondages, mais nous les avons poursuivis jusqu'au moment où les termes nouveaux n'apparaissaient plus que de loin en loin. Un dépouillement complet, qui ne serait certes pas dénué d'intérêt, ne modifierait pas sensiblement, croyons-nous, les proportions que nous avons constatées, et ne révélerait guère de nouvelles tendances.
6. Artificia (= brûlots), Casus (=; Cas. hypothèse considérée), Centrum (= centre d'une ville), Commercium, défensive (adv.). offensive (adv.), Practica, Requisit (= approvisionnements), in salvo (= en sûreté), Situs (= position stratégique).
7. Defension, Delineation, delinivcn, ordiniven, Posilur, practisiven, prxstiren, Prospect, rejletircn, regulivtn, salviven, succarriven, Iriumphirtn.
8. Allarmiven, Bilanze, Cartaische, Carematle, Circumfereme (écrit également Circumferene), Contra-Mine, Contra- Scarpe, Corridor (= chemin couvert), Corline, Fasce, postivcn. Massa, Poste, Quadrat, Retirada (= mouvement de repli), Sappe, Scala, .Scarpe. scarpirt, Terreno.
9. II avoue dans l'Introduction qu'il n'a jamais fait la guerre ; néanmoins il se défend d'avoir jamais rien proposé « taé in bcr îbat irraisonnabel eber impractibel ifï » ; ses ennemis même, ajoute-t-il, ne pourront pas dire m ba% td) mid) in cinigcn «^nnctcn roiber bic Praxin bcè ^rtegeê oerlanffen obcr mit raisoniren prostituiret bnbc » — ce qui signifie seulement, espérons-le ! « tenir des raisonnements aventureux ». La dédicace et l'introduction, l'une et l'autre pédantesques au possible, nous ont fourni, pour 100 termes étrangers, environ .^8 mots d'origine française et à peine 36 d'origine latine.
çais ou d'origine française dominent : on en trouve dans les titres de 17 planches, sur 29 ; la légende de la première planche énumcre 12 grades ou emplois : 3 portent des noms français'.
Ce mélange ne doit pas surprendre, surtout chez un officier d'une arme savante : le latin est encore à cette époque la langue scientifique, et Léonard de Vinci reste le classique de la fortification. Mais le français, grâce à Vauban sans doute, a déjà relégué ses rivaux à larrière-plan, et il bénéficiera bien plus que l'allemand de leurs reculs ultérieurs. Le règlement des troupes de Marie-Thérèse, postérieur de trente-cinq ans au traité de Bogsdorff, utilise encore un certain nombre de mots latins^, mais il les traite de la plus singulière façon : Tempas, ou plus exactement l'italien Tempo, est affublé d'un datif pluriel Tempis, qui lui sert peut-être aussi de génitif pluriel ; on trouve aussi Commandis, datif pluriel de Commando^. Dispositiones (p. 197), Evolutiones (p. 274), ObservaUones (p. 250), sont des pluriels latins; mais Division hésite entre la forme latine Divisiones (p. 2) et la forme française Divisions (p. 90) ; au génitif singulier, il tend à se germaniser (Divisions-'î^txin, p. 136), mais au datif pluriel on trouve tantôt Divisionen (p. 128) et tantôt Divisions (p. 134); Exercitiam (p. 14) garde son génitif et son locatif (^Exercilii- Regulaineni, in Exereitio), mais au pluriel il se décline à l'allemande : in allen Mtit(iê-Exercilien (titre). Parmi les innombrables infinitifs en itcit, ceux qui proviennent du latin ne sont plus qu'une infime minorité : un seul contre 15 d'origine française, telle est la proportion que nous ont indiquée plusieurs sondages, faits en divers points du livre.
L'italien résiste mieux : Parola (=^ mot d'ordre), Regiments-Cassa, Poste, Accuraiesse'' témoignent encore de son influence; FaqaottisUn (= joueurs de basson, p. 3) a la même origine, mais Hauboïsttn est formé sur le français Hautbois et non sur l'italien Oboe ; Contra-Marche (p. 19.5) est concurrencé par Contre-Marche (p. 237) ; le recul est également sensible.
Quand approche la fin du siècle, le français a complètement évincé les concurrents, ou peu s'en faut. Le témoignage du Prussien Schmettau et celui du Saxon Klein, à treize ans d'intervalle, permettent de suivre le mouvement. On trouve encore chez le premier quelques bribes d'un latin barbare : effective (adv.), punctirt''; on rencontre encore VAuditor parmi les officiers supérieurs, mais on lit, p. 139 : ®inc Aaditeur-^cîoltinnç^. Parmi les 1 10 termes étrangers relevés dans le petit volume de Klein (230 pages), pas un seul qui vienne directement d'Italie ; Terreno a fait place à S^crratlt (p. 9) ; Retirada (Retirade chez Sturm) est devenu 9îctraitc (\i<xè Retiriren
1. Avanciren, Ballaillon, Capitain, C/iur^irurtfl, Décharge, Défilée, Division, exercircn, Hautbois, Lieutenant (et Premier Lieutenant), Major, en Parade, Ploton (sic), retiriren, salutiren, Sergeanl. Tambour (et Régiment — Tambour).
"2. Dans la « Titulatur » notamment ; on trouve au dernier rang des oflSciers supérieurs, immédiatement avant les capitaines, un Auditor et des Secrelarii, probablement des officiers de justice militaire et d'administration.
3. 11 est recommandé (p. 13) de faire exécuter avec énergie (frifd) mad)cn) chaque Tempo du maniement d'armes ; mais on lit, p. 20 :
îufammcn in ()Ictd)cn Tempis ^ic Salutining madyen
in ^nfcfjung ^crcn ordinairen Tempis
et, p. (52 :
bci) ^cncn <)cfd)cl)cnbcn Commandis
4. Il est recommandé (p. 1.5) aux chefs de corps d'obtenir pour les mouvements de maniement d'armes un ensemble irréprochable : « jur gcnaucften Scfolgung, Accuratesse nnb ®(cid)i)eit unfeblbar brtngen ».
■i. ^aar bic iâbrlid) effective gcliefert rocrbcn... (p. 160). ...tic punctirten Sinicn... (p. 627).
chez Schmettau) ; Exercitium, conservé avec un génitif germanique par Schmcttau, a disparu devant ®j:crci3*.
Une bibliographie assez révélatrice nous explique ces faits : elle comprend H ouvrages allemands, 7 français, l anglais, 1 hollandais, et pas un seul ouvrage italien.
Ces termes empruntés s'assimilent très lentement et mal. Nous avons déjà signalé leur morphologie incertaine; on pourrait se demander si cette incertitude ne va pas croissant. Bogsdorfi", en général, décline à l'allemande les mots français; on trouve cependant chez lui Profile au gén. pi. eï furieuse au dat. pi.. Simples fautes d'impression .3 II se peut; mais le nom. pi. Ingénieurs est nettement en contradiction avec l'usage ordinaire de l'auteur.
Chez Sturm, on relève Bastions au gén. pi. ; Coffres au dat. pi. ; 23omDar= bcmcnfê au dat. pi., bien qu'il soit écrit en lettres allemandes. Par contre Ingénieur est décliné comme un mot allemand (gén. s. Ingénieutê, dat. pi. Ingenieurny
Le règlement autrichien de 1749 hésite entre Tambours et Tambourin; il écrit côte à côte Retranchements lin'b Trenchetw. Le bas-officier Hoijer écrit Grenadiers au nom. pi. Schmettau écrit de même Allignements, Cordons; Brigadiers au gén. pi. ; au nom. pi. il écrit Officier et Unttt-- Officiers. Et ces mots se rencontrent à côté des gén. s. ^cfotonë, Chefé, des ace. pi. Recrulm, Caser mn.
Chez Klein les formes germanisées Sfft5tcr, Listm (nom. pi.) £ictafc$c= mcnfë (gén. s.), £ctafcftcmcntcrn (dat. pL), Sîaitgc (dat. s.) voisinent avec les pluriels français G^efë, rifpofitioitë, y-fanctiieurs, J^ruppi^. Des formes françaises et des formes germanisées se mêlent : ©tc ©ttttcit unb ®itua(ionë; %^ûtcouittcn, Sctafdicmcntcr, iyouragcutt', (ScnDoycn.
De même Schônfeld, à côté des pluriels Siuifioncn et (yfanfcit, emploie iytanfcurê, ^^^agnionë, Sîctranc^cmcntë, et, ensemble, Sîeatcmcntë unb £)rbo= nanjeit.
On a si bien la notion que ce vocabulaire est étranger que, pendant longtemps, on en distingue typographiquement les mots. Klein et Schônfeld, qui publient en 1786, sont seuls à les imprimer en lettres gothiques comme les mots allemands ; tout le monde avant eux écrit au moins les radicaux en lettres latines, comme faisait Sperander ; le copiste de Schmettau se conforme à cet usage, exactement comme les imprimeurs. Là encore, toutefois, quelque incertitude : Bogsdoriï écrit Slpproc^c, ^^cfarb, potentat, mais Banquet (= banquette), Posteritâl ; il écrit tantôt SSomBarbireit, SJlincit, et tantôt Bombarditcn, Mintn ; Sturm écrit, dans la même page, S3onnettcit et Bonnet (= bonnette, t. de fort.) ; 93ombc, 3)îantcr et Maxime ; il écrit en lettres latines Batteritn, Berme, que BogsdorfF écrit en lettres allemandes; Schmettau, postérieur de plus d'un demi-siècle, écrit IBatotUon, 'Siejiimcnt, mais Compagnie-.
On n'en soumettait d'ailleurs pas moins ces mots latins ou français au
i. «alroi'iifcucr iin Retiriren (Schmettau, I, table des mat.). iBiMi tcm ÎAcrbnltcu ter îî'cta: fdKmcnt (sic) bct) cincr 'Retraite (Klein, p. 132). (gintljciliing te* ''Vrcii^idjcit (Schmettau, ibid.) iBciii bcm (Frcrci; (Klein, p. 218).
2. Mêmes hésitations dans le dictionnaire de V. Egger, dont la typographie est pourtant soignée; il imprime : Approchcii, Banquette, Bataillon, Batterie, Herrae, Bonnettes, Compagnie, Potentat; mais; ©ombai'tircit, 3îc>mbc, ÎOî.inicr, 95îinc, ?t)ctarbc, iWegimcnt.
mécanisme de la dérivation et de la composition * ; de là, l'extraordinaire pullulement des infinitifs en ttcit et des noms d'actions en itung, qui ne s'arrêtera pas durant tout le siècle et que H. Heine raillera encore au siècle suivant. Gtiacun des auteurs examinés nous en a fourni quelques spécimens nouveaux.
Chez Bogsdorff :
Accordiren, allarmiren, attaqiiiren, auszbarquiren, bombardiren, canonircn, causiren, chargiren, combattiren, commandircn (=-■ dominer), conserviren, contra-minircn, deliniren, dependiren, detascbiren, disputiren, dominiren, einbarquiren, employren, examiniren, fiscbiren, flanquiren, forciron, fortiticiren, glassiren, incommodiren, loschiren(= loger), Loscbirung,manquiren,miniron,Minirer,obligiren(=: contraindre), ordiniren, partighiren, passiren, postiren, practisircn, praestiren, proportionniren, rasiren, rellectircn (= réfléchir à quelque chose), reguliren, repariren, Reparirung, reserviren, sich reliriren, ruiniren, Ruinirung, sicli salvircn, sappiren, scarpiren, secundiren, separiren, situiren, succurircn, superiren, transport! ren, traversiren, valliren (p. falliren = manquer ?).
Chez Sturm :
Commu publiciren dicirung.
nicircn, Conquetirung, defendiren, discurriren, prostituiren v. p. a, n. 43), , raisoniren, recuperiren, submilliren, lentiren, urgiren = hàler ')), Vin-
Dans le règlement autrichien :
Adjustiren, avanciren, avertiren, blessiren, commandiren (= donner un ordre), confundiren, continuiren, contre-marchiren, corrigiren, doupliren, exerciren, expliciren, formiren, marchiren, observiren, opcriren, paradiren, prœsentiren, rangiren, roulliren {= assurer un service par roulement), salutiren souteniren, tractiren.
Chez Schmettau :
Sich aligniren, Changirung, defiliren, dividiren, visitiren.
Chez Schônfeld :
Einlogirung, fouragiren, Fouragirung, Kantonirung, Paszirung, patrouilllren, rekognosciren, rekrutiren.
Les composés viennent rarement de France, sauf peut-être un petit nombre d'expressions techniques : Polygone intérieur, Polygone extérieur. Seconde Flanque (sic), chez Bogsdorff ; Contrebatterie, Tours baslionnées, Place d'armes, chez Sturm ; Point d'appui, Point de vue, que Schônfeld trouvait sans doute chez Duteil.
En général les expressions françaises tendent à se décomposer ou bien à se germaniser : les mots-outils sont traduits : en Parade, en Marche sont seuls employés dans l'album de Hoijer, mais dans le règlement autrichien, à peu près contemporain, en Parade est concurrencé par in Parade. Le résultat est tout à fait étrange lorsque la préposition est au milieu du groupe : Marie- Thérèse règle les honneurs qui doivent être rendus à la Suite tton Distinction
1. A la vérité le fait n'a rien d'extraordinaire: en effet des hybrides franco-allemands comme Canaldycn, au^barquiren, rcbelliicti, qu'on trouve dans liogsdorCT (pp. 8.5, 72 et Ot)), ne sont pas plus étranges que les hybrides anglo-français : wagorns, dérailler, sportif. Seulement, chez nous, un terme étranger ne se met guère à proUférew qu'une fois adopté par la langue, et naturalisé. Même de nos jours, malgré le journal, lurjisle reste un mot de champs de courses, handicaper, bien qu'un peu plus répandu, rencontre encore de la résistance, bolchévisme reste un mot de polémique, et son pendant logique menchévisine est inconnu. 11 ne semble p.is que ce soit le cas de cet allemand militaire : les mots français paraissent avoir « provigné » tout de suite.
qui accompagne un grand personnage ; Schmetlau distingue dans une colonne la Division t>on bcr Tête et la Division Uon bec Queue.
Certaines expressions résistent cependant, sans doute parce qu'elles faisaient partie d'une nomenclature réglementaire : Schmettau parle de l'Adjudant de Jour (p. 33u) et Klein du ©cnccat en djef (p. 9), bien qu'il énumère ailleurs (p. 239) le matériel d'attelage « tit Slcfcrttc ».
Si la transformation se poursuit, l'expression analytique française fait place au mot composé : à côté de en Ordre de Bataille, le règlement autrichien emploie in Ordre de Bataille, puis in Bataille-t)ftinun(\. Les composés de ce type sont les plus fréquents. Parfois ils sont obtenus par la simple application à des éléments français des règles de la construction allemande : les ordres généraux, les officiers subalternes deviennent chez Klein ®cncral Drbreê, ©utialtcrne Dffîîicce ; le Tour de Service est appelé Dîftîicr=.5;our. Déjà Hoijer parlait de gênerai Décharge, et Sturm appelait formai- Attaque ce que le français appelait sans doute une « Attaque en Règle ». Mais le type le plus répandu allie un terme nettement germanique au terme français : Bastionè:^)j>it^c, Ci'rcHm/ere/îi^-fBcfafîung (Bogsdorff) ; Ingenieur-^m\t, Separa/jonê--@calJcn, S:raUctf=2Sdae (Sturm); Civil-<Btaix\iC (Schmettau); 6afTû= ttonê=@trafc. Le terme français peut aussi bien être le complété que le complément : 'îstli-Batlerien, Stik^ë^-Raison, Sanï^-Horizont, ^all-Circumferentz, 'S&aîiê-Bresche (Bogsdorff) ; S:ageS=9Japport (Klein); Qitaftê-Capitain (Schmettau).
Dans le petit livre de Klein, où l'on peut établir une statistique à peu près exacte, les composés de cette espèce représentent environ 30 pour 100 des mots non allemands. Ils abondent également dans le gros volume du règlement autrichien, qui ne recule même pas devant les formations compliquées, véritables monstres : in bcn Ordre de Bataille- Distanzcn (p. 8); in bcm Grenadier-UnUt Officiers- Exercitio (p. 7). Schmettau parlera lui aussi de llntcr-0//tcter-unb @emcinc-/ni)a/if/cn='§àufcr (p. 21), et Klein renverra aux règles générales exposées « in bem ®]cerci3=®t)olution, Gljargiei; unb S9îûnDU= t)tir=!Jic8lemcnt » (p. 49).
Dans quelle mesure ce vocabulaire franco-allemand fut-il usité dans les armées ? Dans quelle mesure était-il nécessaire, ou du moins utile ? Dans quelle mesure témoignc-t-il d'une diffusion véritable du français parmi les militaires allemands ?
Il pourrait bien y avoir quelque affectation de pédant, ou d'aristocrate, dans cet emploi de la langue étrangère à la mode, et l'exemple d'un Stvirm ne prouverait pas grand'chose, puisque nous pouvons deviner par sa préface qu'il rencontrait quelque résistance chez les professionnels. Mais BogsdorlT prétend écrire pour un assez grand nombre de lecteurs, « bcm Publico nnb cinem jcben ciiriosen @enmtl)c », et nous avons la preuve matérielle que son ouvrage fut un ouvrage scolaire : l'exemplaire que nous avons eu entre les mains porte l'ex-libris du ^aenbri^ (aspirant) Scheidler.
Mais ce mélange bizarre d'allemand et de français ne devait pas être intelligible seulement aux futurs officiers : il devait être compris tant bien que mal de la troupe. Le règlement de Marie-Thérèse, comme le manuscrit de Schmettau, comme les ouvrages de Klein et de Schunfeld, contiennent des commandements, des formules de se..'vice où les mots français abondent :
Règlement autrichien :
<Sd)Wcnft îum aSajonet ! (p. 114) ;
©rgrcift S^unten Unb Grenaden ! (p. 119) ;
2luf CUtC ttoriftC Distanz, Mardi ! (p. 126) ;
^abt %d)tl 3Jton luirb fiel) en ordre de bataille rangitCW ! (p. 129) ;
peloton ! Marche (sic) ! (p. 146) ;
^cîoton ! Fronte ! (p. 149).
Schmettau :
Contccmatfc^ ! Siccfitfam ! (p. 356) ;
^alt! Wront!(p. 358);
3Jîlt ^Clotonë ! im Avandren charc/iret ! (p. 373) ;
Grenadier rc^t§=9)luf(iucticr liiit'tum, foriuicct î)aê bataillon ! (p. 401) ; SJaê Satallon foU ckarliten l Q3tbt 2ld)tuna? ^racfcntirt bas (Sc»uel;r!
Klein :
Wer da ? Patrouille vorbey ! (p. 24) ; Avancir 1 Geb mir die Losung ! (p. 42) ; Die Reveille des Morgens (p. 46) ; Von der Bagage (Titre, p. 83).
Schonfeld :
Das Bataillon formirt die Kolonne! (p. 18) ; Schliesztdie Interwalle I (p. 24) ; Duplirte Sektion, Marscb 1 (p. 33) ; Rechte Flanke ! fertig an, Feuer ! (p. 44).
11 paraît certain aussi que la troupe connaissait les noms français des objets d'habillement énumérés par Schmettau : Cordons fur bic «^lùfcn (p. 160), Collereile obcr <§a[6oberl)embe (p. 203) ; baë Camisol, obcr bic aSeftc (p. 272). Nul n'ignorait que le Major de Jour devait veiller à ce que les denrées fussent vendues iiûd) bcc Taxe (pp. 322 et 324).
On peut donc assurer, semble-t-il, que les termes français faisaient réellement partie de la langue technique de tous les officiers ou bas-officiers et qu'un grand nombre même étaient compris par la troupe.
Ces emprunts étaient-ils nécessaires? L'allemand ne possédait-il pas alors de mots capables d'exprimer aussi bien les mêmes choses? Si ! car on aperçoit, dans le dernier quart du siècle, un effort pour éliminer ces éléments étrangers : Schmettau s'efforce de traduire quelques termes : £ie Distence obcr bcr ^aum (p. 382) ; ba» itranfcnl;auë obcr Mo Lazareth (p. 333) ; il voudrait nommer en allemand véritable au moins les plus hautes charges de l'armée, et il se borne à mettre entre parenthèses le terme français correspondant : ^tl\>-^txu\\ {Gênerais), SD6crauffcJ)cc (Inspecteur) (pp. 13 et 49). De même Schonfeld explique fdacnformigc ®tcUorbnung, qu'il crée peutêtre, par « en crémaillère », qu'il trouvait sans doute chez Duteil, mais qui devait être compris de ses lecteurs. Klein recommande (pp. 185 et suiv.) pour la défense d'un groupe de bâtiments (33îopil)Cè (^clidlibc) de pratiquer dans les murs des « (Srenau]C obcr ©djicjtô^er » ; s'il laisse au S;rcit|djcc= âJîajor son titre officiel et presque français, il désigne par un terme allemand, iiûiifgràbc», les boyaux que cet officier doit surveiller (p. 194) ; il emploie concurremment le français (Sl)cf et l'allemand ^cfcylfijabcr, sans qu'on puisse apercevoir une dill'érence de sens entre les deux.
Il est facile néanmoins de voir pourquoi le français résistait : il fournissait bien souvent un terme commode, bref, unique, où l'idiome national ne disposait que d'un composé encombrant ou de quelque périphrase encore pire. Quand Bogsdorft remplace Bas//on3=®pi^C par Ponte (= pointe, p. 13), i?U^=^a3ancîct par Banquet (=hanquelle, p 15), quand Sturm préfère (p. 59) à ftctner Xîmtm, qui est vague, le nom technique Grillon^ ; quand Schmeltau explique S3cfcl)lfl)a6cr=@tcnc par Gouvernement {^. \'è) ei 'SlUbtn-a5efcl)lfl;ûlicr bcê Régiment:- par Commandeur (p. i2), tous doivent trouver assurément que cette nomenclature étrangère, dont le sens est bien déterminé, est un peu plus simple et maniable que les équivalents proposés.
Aussi, dans les ouvrages les plus anciens, aperçoit-on à peine quelques velléités de résistance. En acceptant le mot importé, on s'efforce seulement d'en tirer des dérivés d'aspect allemand : à Bombardement et Réparation, employés par Sturm en 1718, Bogsdorff préférait, en 1714, bûê a3om6ar= birctt et bic 5îcparirung; encore faut-il observer que le plus germanisant des deux est le plus ancien. Faut-il voir là un symptôme de progression du français? Le fait est trop menu et trop isolé pour qu'on en puisse en tirer une conclusion.
Mais voici qui paraît bien révéler une certaine affectation de gallomanie. A quelques lignes d'intervalle, le règlement autrichien écrit (p. 14) : « Scfïufgcn fott man... bur^ gefammtc Officiera bic Batlaillon% zu exerciun
roullitcn lûfîcit ».
puis : « ...fott bec «Souptmann bicUnfcr=0//tcier:^ m Exercitii-Commnndo Im) bcr Compagnie je ju 3cifClt luc(^flcn (sic) fancit. ». Pourquoi ce baroque rouUhtn, alors que mc^flctt est connu et courant ? Arrivait-il souvent qu'on fabriquât de la sorte un barbarisme parfaitement inutile, quand la langue nationale fournissait un mot sans défaut .^ Que nous apprennent là-dessus les dictionnaires du temps ^? Voici toute une série de termes employés par Bogsdorff et Sturm, et qu'on ne trouve pas dans la partie allemande-française de A ni de B ; par contre la partie française-allemande en donne des traductions satisfaisantes, que nous reproduisons ^ :
Attaque (x\ngriff ) * ; attaqairen (angreifen)* ; Campagne (Feldzu"-)*; capabel (fiihig) * ; causiren (verursachen) ; Cavallerie (Reuterei) ; Cavallier (Reuter) ; combatliren (schlagen, streiten) ; communiciren (mittheilen) * ; Compensirung (Vergeltung) ; complet (vollkommen)* ; Confusion (Y erwirrung)*; Conjuncturen (Umstànde)*; Conquelirung (Eroberung) ^ ; conserviren (erhalten)*; Considération (Betrachtung, das Bedencken) * ; Construc-
1. « Obillon : terme de fortification. Bastion à orillons, bastion aux côtés duquel il y a des avances, des épaulements de figure ronde ou carrée pour couvrir le canon qui est dans le Qanc retiré » (Littré). — Notre rue de l'Orillon (Paris, \l'') conserve le souvenir d'un ouvrage de ce genre, couvrant l'enceinte de Louis XIV, au Nord du faubourg du Temple.
2. Dans ce qui va suivre, nous renvoyons aux trois recueils suivants que nous désignons par les lettres A. B. G. :
A. — ]]'ohlredendes DeulschFranzôsich-Lateinisches Wôrler-Buch Francfurt am Mein,
Jean David Zunners, 1638 (Bib. Brunot) ;
B. — IVeues und ausfiihrlicbes Diclionarium oder Worler-Buch in dreyen Sprachen also Deuiscli Franzôsich und Lalein Gcnf, K ramer und Perachon, 169ij (Bib. Brunot);
G. — A la Mode Sprache der Deutschen oder hompendieuses Hand-Lexicon von Sperander
(Gladow), Niirnberg, Buggel und Seilz, 1728 (Bib. Univ. Strasbourg).
3. Nous avons pris seulement A et B comme termes de comparaison, parce qu'ils sont antérieurs à nos textes ; mais il était intéressant de montrer qu'un bon nombre de ces mots avaient été assez rapidement adoptés pour que Sperander les enregistrât dans G. — L'astérisque indique les mots qu'il a recueillis.