‹ Histoire de la langue française (volume 5)Chapitre 565 sur 595 · C donne senlovacnl Krieysbaukunsl · texte numérisé non relu

C donne senlovacnl Krieysbaukunsl

15. C le traduit par : vcrheeren, verderben, verwiisten, niederreissen, zu Grunde richten, zerstciren, zernicliten. Ce ne sont donc pas les mots allemands qui manquaient.

■i. Il est curieux de voir C le traduire par Miniren, un autre mot français.

.5. C revient à la forme française simple.

6. Pour C, le mot désigne à la fois l'attaque faite au dehors par la garnison d'une place et les ouvertures pratiquées dans un ouvrage en vue de celte attaque, et il décrit le dispositif que ce mot désigne pour les ingénieurs militaires : (c In specie, heiset es auch ein Dur.'^chschnitt, welcher dursch die Glacis <lcr Places d'.Vrnies gcschnitten \Yird vornc mit einem Sehlag-Baum und hinten mit einem Gatler-Thor verwahret, an dea jenigen Orten wo die Thore durschgehen ».

précis ; nous nous bornerons à poser la question. Parfois, cependant, nous serions tentés d'être affirmatifs, l'hésitation des lexicographes eux-mêmes étant visible :

Infanterie (Sturm), -f- AG, B (all.-fr.) : Infanterey = Fuszvolk ; eB (fr.all.), qui donne seulement Fuszvolk *.

i)/ùu'ren H- G, B (minieren), A (all.-fr.); OA (fr.-all.), qui donne seulement unlergraben.

Minirer (BogsdorfT), -t- B (Minlerer) ; oA (all.-fr.) ; -f- A (fr.-all.), G donne Mineur, qu'il traduit par Minirer.

Palissade (BogsdorfT), -+- AG ; A (fr.-all.) donne à la fois Palissade et Pfahlwerck; B (all.-fr.) ne donne que Palissaden ; B (fr.-all.) ne donne que Pfahlwerck.

Passiren (Bogsdorff, p. tO, § 9, 5° : « Der an der Vestungs-Wercken passirte Feind ») ; — Sturm ; Einl. f° A^, v» : « Die Anzahl der Graben die der Feind nach einander passiren musz »; -h G, B (all.-fr.); OA (all.-fr.), qui donne cependant : Es passlrt=celà passe (ferri potest); mais -i- dans A (fr.-all.) : Laisse le passer = laszt ihn passieren. B (fr.-all.) donne seulemont durchgehen.

Porl (Bogsdorff), +A et B (all.-fr.); OA et B (fr.-all.) qui donnent seulement Haven. G présente le mot comme italien en ce sens.

Rebellisch (Bogsdorff), OA et B ; mais B (all.-fr.) donne Rebell ; A et B (fr.-all.) traduisent par aufriihrig; B seul par meutmacher. G ne donne que le pluriel rebellen.

/?e(/oij<e (Bogsdorff), ©A et B (all.-fr.); A. (fr.-all.): Redute, Art von Schantzen ; B (fr.-all.): Redute, Gattung Schantze*.

Sa/ue (Bogsdorff), OAB (all.-fr.) ; -^ AB (fr.-all.) : eine Salve geben. — G ne le donne que dans le composé Salve-Schiessen.

Tumuli (Bogsdorff), OA; -h B (all.-fr.) = désordre (tumultus) ; OB (fr.-all.) qui donne seulement Aufruhr*.

Voici par contre des termes indispensables que le vocabulaire allemand ignorait. D'abord des termes de mathématiques : Ctrc«m/ere«/z (Bogsdorff)*, stereometrisch, Trapez (Sturm), totalement inconnus de A et de B ; Perpent/tc»/ (Sturm)*, Perpendicalar (BogsdorfT)*, traduits, dans A, par waagrcchte Linie, qui est bien obscur 2; dans B. par schnurgerade Linie, qui signifie seulement une ligne tracée au cordeau : Horizontal (Bogsdorff)*, que A traduit par « was unter dem liorizont lieget », et B par : « was in unserm Gesichtkreis ist », ce qui est un double contre-sens ; polygon (Bogsdorff) : A et B ne le connaissent que comme adjectif ; B seul le traduit par vieleckig ; A s'exprime encore par une longue phrase : « das viel Winckel oder Ecken hat ».

Remarquons toutefois qu'à la même époque ces mots étaient à peine connus de nos savants^ et que certains n'ont que l'aspect de mots français : Geonietrischer Prospect (= élévation géométrale)*, Radical-Linie (== Diagonale, ou plus exactement demi-diagonale) (Bogsdorff, p. 5, § 13, et p. 12, fig.) ; -cjA et B.

Au contraire les termes techniques mis en usage par Vauban venaient

1. -f- signifie ici comme ailleurs : le mot se trouve dans; O : le mot manque à.

2. Le mot est formé sur die VVage^la balance. Wagereclit, en allemand actuel, signifie horizontal, comme le fléau de la balance équilibrée.

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