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Enseignement. — C'est l'abbé Condillac que Louise-Elisabeth choisit comme précepteur pour son fils : le prince héritier Ferdinand V A l'éducation du jeune prince concoururent un temps deux religieux français, les Pères Minimes François Jacquier et Thomas Le Seur, qui donnèrent à Ferdinand, aux pages et à l'élite des classes supérieures du Collège des Nobles un solide enseignement de la physique et des mathématiques. Ces deux savants ne restèrent à Parme qu'un an (1766-1767).
Quand l'abbé Coyer y vint en 1763, il y trouva M. Du Tillot, comme premier ministre". D'autres Français y firent figure : l'historien Millot, et surtout le P. Jean-Baptiste Foureaud, ornithologiste.
Théâtre. — Le duc de Parme, Philippe, montrait une grande ardeur pour les spectacles. Sa préférence allait aux spectacles français ou à la française. Son fils hérita de ces dispositions. De son côté. Du Tillot avait gardé un goût très vif pour la littérature dramatique et c'est lui-même, en général, qui organisait les représentations à la Cour.
Dans l'été de 1755 arrive à Parme, pour plusieurs années, la troupe française, à la fois dramatique et lyrique, qui a pour chef Delisle^ Les opéras qu'elle joue sont, tout au moins au début, des traductions ou des adaptations italiennes d'œuvres lyriques françaises, signées de noms tels que les suivants : Paradis de Moncrif, Gentil Bernard, Quinault, Pellegrin, Fontenelle. Quant à son répertoire dramatique, il est composé de tragédies et de comédies françaises jouées dans leur langue originale : œuvres de Corneille, Racine, Voltaire, Marivaux, M""* de Graffigny, etc.
Les acteurs de cette Compagnie n'étaient pas seuls à jouer des pièces en français. Dans ce rôle ils avaient deux sortes de rivaux : les troupes d'amateurs et les élèves des collèges. Pendant le Carême de 1768, un groupe de courtisans donne Estlier. En 1767, les élèves des Jésuites représentent le Siège de Calais de P. L. de Belloy; en 1769, les élèves du Collège des Nobles, Athalie. A côté de ces pièces représentées en français, il y en avait du reste d'autres dont on jouait des traductions : ainsi Le comte de Vanvich, tragédie de La Harpe, et diverses œuvres de Corneille ou de Racine.
1 . Personne n'a oublié que c'est pour le jeuno prince que l'abbc composa des Traites qui furent célèbres.