Il y est dès octobre 1753 (Arch. mun. Grenoble
5. Arch. Com.-Fr., Conflits prov., 16 janv, 4775. 6- Arch. mun. Grenoble.
Je terminerai par quelques mots sur Alfieri, dont le cas est si curieux et qui résume en quelque façon les hésitations d'Outre- Monts. En 1774, il entreprenait de tenir un « journal » de ses pensées et impressions, riche en observations psychologiques. 11 le rédige en français jusqu'au 19 février 1775. Il le reprend, en italien, le 17 avril 1777, puis s'en lasse. C'est 1773 qui paraît avoir été son année climatérique, où, en même temps qu'il renonçait à ses aventures amoureuses, il résolut de donner à l'Italie le théâtre qui lui manquait, et commença à y travailler avec une ardeur et une volonté qui sont demeurées célèbres, encore qu'à la même époque il soit retourné chercher en France, à Cézanne, sur les pentes du Mont Genèvre, le calme propice à l'étude, en compagnie de gens qui ne parlaient que français. Une sorte de fatale destinée l'y ramenait toujours. La Comtesse d'Albany, Louise de Stolberg, dont il s'éprit, et qu'il rejoignit plus tard en Alsace, ne savait point l'italien, et c'est en français qu'il dut faire la cour à cette Allemande.