‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 135 sur 248 · Cf. canaux, Mar., III · texte numérisé non relu

Cf. canaux, Mar., III

2. Déjà au w : les grandes peines el IrnuRilz {XV joyes, p. lOi).

(Rab., 1. IV, ch. 64, t. II, 498, M.-L.); surcieU {Serm, cont, le men.y Recueil de Pic. et N., 193) *.

MOTS EN EUL, EUIL. — Ce sont, de toutes les finales, les plus avancées vers le pluriel sans vocalisation '>: les oeils se trouvent assez communément (Marg. de Nav., dans Hug., Pros, du A'V/*, 148); cf. Rab. : la veue de ses oeilz (1. 111, ch. 3, t. II, 29); par les oeilz (1. IV, ch. 14, t. Il, 321) ; de ses oeilz (1. IV, ch. 28, t. II, 370), etc.

On rencontre des cheureuils, des aisseûils : tirer cheureuils (Passer., I, 23); vos chariots^ sans aisseûils (Id., I, 126). Lanoue considère même cette forme comme la vraie.

Cependant, les formes anciennes abondent : ayeulx (Mar., III, 151); lincieulx{\à.^ III, 110); linceux (Lar., Les Jal., a. v, se. viii, -4. th. fr.^ VI, 89); les escurieux (Paliss., 87); seuls : eux (Rons., Po. ch,, éd. Becq de Fouq., 370).

Pour les mots en eul, je citerai accepter trois filleulz (Montluc, V, 170, let. 203) ; les cheureuls (Amyot, OEuv. mor., II, 611 i-C).

Et ce n'est pas là seulement une graphie, car au temps de Malherbe, Thésitation (sauf pour quelques mots comme yeux) est parvenue à tel point qu'il déclare qu'il vaut mieux fuir tant que Ton pourra ces pluriels (V. Doctr., 352).

MOTS EN OlJlL. — Ou ils devient également fréquent : iucques au genoilz[i, d'Aut., IV, 76) ; genouilz{J. B. P., 368); de la tumeur des genouils (Paré, Huit. liv. des tum,, XXII); fermez la porte aux verrouils (Lar., Espr,, a. ii, se. ii, A. th. fr., V, 225); lesgenoilzen terre (Rab., Prol. du 1. IV, t. II, 257); a genoilz dauant luy (Id., 1. IV, ch. 14, t. II, 320); agenouilz (Id., Sciom., t. III, 407)2.

MOTS EN OL. — On trouve ois : ie les four niray de licolz (Rab., ib., t. m, 193); folz est fréquent (Mar., II, 63, 129, 169, 214, etc.). Est-ce toujours une simple graphie de ous ?

2« L tombe.

Après î, l écrit ou non tombe assez régulièrement, et cela jusqu'à la fm du siècle :

Perilz : esperitz (Coll., OEuv., 38); perilz : periz (Peletier du Mans, Au Roy, en tête de ses Œuvres, 6 v^) ; enuis : inciuilz (Id., Od., OEuv., 13 T^). Ces sortes de rimes sont autorisées par Sebilet, par Lanoue ; elles le seront encore par Deimier.

1. Auprès de ces pluriels en eux, il faul citer des exemples de : tel, lieux (MtLrg.. de Ut Marg., IV, 15). Mais est-ce une forme bien française?

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