Voici un résumé des opinions des ^grammairiens
Pour PiUot : « Secunda persona imperatiui et prima prtesentis indicativi sempcr caedem »» (28 r"). Aussi écrit-il : vien 49 r") comme te vien 31 r*); romps (48 r*^ comme te romp» (44 r").
R. Estienne orthographie ordinairement sans s : va (47), voy (50) ; toutefois : bàsiis
Garnier (50) déclare que l'impératif « est communiter idem cum suo pracsenti indicatiui, in plurali saltem u, mais sans préciser davantage au si^jet du singulier. Cr. dors lu {6i).
Abel Mathieu (Sec. Dev., 28 v*») : cours toy ou cour toy, tous deux en usage.
Gauchie (éd. 1570) : bâtis (136), /au» (17l),'vow(181), ua et v&s (132); mais ;éd. 15*6): m'en ou viens (140), croi {ib.), repon ou répons (141). En réalité, lui aussi hésite et ne précise pas sa règle : 1576 (108) : a Secunda singularis semper exeat in s, excepU> imperativo. »> Cf. 1570 (109) : « In prima coniugatione omittitur s : tu aimes, àimf •« ce qui semble impliquer que s peut subsister aux autres conjugaisons.
Lentulus écrit presque toujours avec s. sauf pour la première conjugaison : tiens to^ (54), lis toy (58), peus toy (75\ fais toy (82) ; mais vien toy (86). oy toy '62\ va toy (70).
H. Estienne [Hyp., 199-200) condamne s à Timpératif et reproche à PiUot d'avoir écrit non seulement à l'indicatif : ie cognois, mais encore à l'impératif : cognois, ou nul ne prononce cette s.
2. Inutile de citer des exemples de verbes en t>, oir ou re, ayant s k rimpéralif*. voici quelques exemples où s manque : ne Vesbahy (Mar., I, 54); noircy toy ild.. H» 75); deslrui ce sacrifice ^Ch. hug., 40, 1550); voy ce [Mar., III, 230); croy moy 'J*** I, 51) ; parfay fid., 1, 68 ; les mêmes vers répétés, I, 70, donnent par/'a((s^ ; appren ;Id.. I, 41); croy doncq (Dolet. Gest. deF. de Val., 1540, 8); dy moy (Id., ib., 1542. 12 : »»« les ensuy en cela (Id., ib., 14) ; descen, vien (II. Est., j4po/., II, 93).