PROPOSITIONS CONSÉCUTIVES
Il ne semble pas qu'il y ait rien à dire de net sur l'emploi des modes dans les consécutives. On sait combien aujourd'hui encore les nuances sont fines. On dira : cela fait qu'on vient me voir^ parce qu'il s*agit d'un fait, au contraire : ie fais quon vienne y voir, parce qu'il s'agit de l'intention du sujet de la principale. A proprement parler, la première proposition est purement consécutive, la deuxième est en même temps finale. Le xvi* siècle a encore tendance à employer surtout le subjonctif : l'ignorance qui est en toy, ô Axiochus, faict que ta conclusion soit mauluaise (Dolet, // Enf,y S7) ; Et Amour fait que plus fort ie le sente (S'-Gel., II, 125) ; cest moy qui fais qu'on nen puisse mesdire (Id., ii., 180).
L'indicatif reparaît cependant souvent, quand le résultat est présenté comme un fait : elle nous a formé d'vne façon j que peu de choses nous sont nécessaires (Du Vair, 348, 41) ; ie trouueray bien moien que ce defunctis ne vous scandalizera plus (d'Aub., Faen,, II, 1, t. II, p. 425 ; R. et Causs.).