‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 203 sur 248 · PROPOSITIONS CAUSALES · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS CAUSALES

Dans les causales, on sent aussi très bien Tinfluence d'un doute. Non seulement la fausse cause présentée comme telle, soit par une proposition, soit par non que, est au subjonctif : sachant très bien que ce n'est par ta force et vertu que tant de miracles soient avenuz au monde (L. Lab., Deb,, p. 14, Blanch); non tant pour ce qu*il y ait en eux beaucoup de choses qui se doyueni immiter (Du Bel., Deff,, II, 2, Cham., 174) ; non que ie voulusse par la (Du Vair, 402, 16). Mais quand la cause dépend d'une hypothèse, on use du même mode : Si nous tenions vne maison a louage, et qu'il prinst fantasie au propriétaire de Vabatre, pour ce quelle fust vieille et qu'il la fallust rebastir, ou quil lavoulust,,, (Id., 359, 27-29).

De même quand elle dépend d'une interrogative : quand la Brebis fuyt le Loup, le fait elle par ce que sa couleur luy desplaise, ou qu'elle ayt en hayne sa figure? (Gello, Circé, 284).

Voici un exemple où la syntaxe est bien nette : non que ie me sente plus cler voyant en cela, ou autres choses, quilz ne sont, mais pour ce que l'affection qu'ilz portent.,, ne permet quilz veillent faire sain et entier iugement de leur vulgaire (Du Bel., Deff,, I, 1 ; Cham., p. 53).

Toutefois, on trouve aussi le subjonctif, même si l'idée est positive, après comme ; la forme l'emporte ici sur l'idée : comme il y ayt maintes choses en la philosophie (Meigret, 0/f, de Cic, 4); comme en diuisant ce soit vn bien grand vice (Id., ii., 8).

Dans les causales présentant une cause véritable et annoncées par par ce que, pour ce que, le subjonctif devient rare.

1. Il est remarquable que qui est ce qui n'étant pas encore un simple synonyme de qui, le deuxième verbe peut être un subordonné au potentiel : qai est ce qui en pUin iour puist veoir les estoilles? (Lef. d'Et., Préf. des Evang., Herm., C, I, 135).

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