‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 204 sur 248 · PROPOSITIONS TEMPORELLES · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS TEMPORELLES

Dans les propositions temporelles, quand la conjonction est comme, le subjonctif demeure commun : comme les signes et prognostiques des hosties ne se monstrassent point propices (Amyot, [OEuv. mor.^SllT^ D).

Quand la conjonction est iusqua ce que, tant que, la syntaxe demeure confuse ; s*il s'agit d'un fait passé, l'indicatif est le plus fréquent : il mit son doigt au feu, et le laissa brusler iusques à ce que Gentius mesme Ven retira (Du Vair, 354, 41-2). S'il s'agit d'une chose d'avenir, seulement possible, c'est le subjonctif qui domine, ex. : de la on peut bien conclurre que les hommes ne sont iamais assez bien touchez et esmeus du sentiment de leur poureté iusques a ce quils se soyent comparez a la maiesté de Dieu (Calv., Inst,,

Mais l'indicatif n'est pas rare : ie ordonne et veux que Ponocrates soit sus tous ses gouuerneurs entendant.., iusques a ce qu'il le congnoistra idoine de pouoir par soy régir et régner (Rab., Garg., ch.50, t. I, 185).

Voici un exemple très frappant de l'incertitude de l'usage : Et voila pourquoy tant que lame Me batte au corps, pour une dame Qui sera d'vn fidèle cueur, le hazarderay mon honneur, Mon corps, mes biens, voire ma vie, Au fer dvne espée ennemie, Tant quen mon cueur lauray la force (Grev., Les Esb., a. iv, se. i, A. th. fr., IV, 289).

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