‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 210 sur 248 · PARTICIPE PRÉSENT · texte numérisé non relu

PARTICIPE PRÉSENT

Accord du partiope. — Le participe, de son côté, s'avance vers la forme adjectivale, mais Tanalogie n'est pas assez forte pour qu'il y aille jusqu'au bout, et prenne partout ïe du féminin. Et bientôt on va cesser l'accord en nombre, parce que l'accord en genre ne se fait pas^

Palsgrave, qui, pour tous les adjectifs de cette sorte, fait des distinctions, selon que ces adjectifs sont ou non placés devant le substantif, n'en fait aucune pour le participe présent : il déclare (135) que le participe présent varie en nombre, mais non en genre, de sorte que les pluriels en antes sont d'adjectifs, les pluriels en ans de participes. Lui-même accorde ainsi : fai maintes choses a dire concernans ce propos.

Après lui, tous les grammairiens, au contraire, donnent au participe présent im féminin en ante. Cf. Sylvius, 128, 132; Meigret, 103 ro; Paiot, 54 r^ v%- Garnier, 17, 86; Gauchie, 1570, p. 168, 169; Ramus, 80.

Toutefois, certains d'entre eux, comme Meigret, ne l'imposent pas. Le participe est de genre commun, mais il peut former un féminin en ajoutant un e : vne famé dormant, vne famé dormante (103 r**).

Faut-il voir dans un mot du même Meigret Tannonce de la future distinction du participe et de l'adjectif verbal ? 11 dit en tout cas : On use plus souvent du féminin dans les participes qui ont nature de nom (entendez d'adjectifs et de substantifs : vne femme plçizante, Vamante (103 i***). Et Ramus copie ici son modèle ordinaire (1562, p. 63). Ghez Maupas, la distinction sera vraiment faite en ce

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