‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 214 sur 248 · Cf. Ilug., o. c · texte numérisé non relu

Cf. Ilug., o. c

2. On comparera un autre tour, tout semblable de sens : fui il descenda, pourotUge le me cache derrier la, porte {CoW., OEuv., 66); eust il bien cryé, bien presehé, Et mon ceruean bien empexche. «Sns, a, coup qu'on mette la nappe ». (Id. ib.^ 67).

3. Cf. Hug., o. c, 384, et Bastin : Le participe passé avec avoir an XVI* siècle. Rev. dephil.fr. et prov., IX, 237-40).

Nostre langue a ceste façon

Que le terme qui va devant

Voluntiers regist le suyvant.

Les vieux exemples je suy vray

Pour le mieulx : car, à dire vray

La chanson fut bien ordonnée

Qui dit : rn amour vous ay donnée.

Et du bateau est estonné

Qui dit : AT amour vous ay donné.

Voilà la force que possède

Le femenin quand il précède.

Or prouveray par bons tesmoings

Que tous pluriers n'en font pas moins ;

Il fault dire en termes parfaictz :

Dieu en ce monde nous a faictz ;

Fault dire en paroUes parfaictes :

Dieu en ce monde les a faicées ;

Et ne fault point dire en effect :

Dieu en ce monde les a faicl, .

Ne nous a faict pareillement,

Mais nous a faictz^ tout rondement.

L'italien, dont la faconde

Passe les vulgaires du monde,

Son langage a ainsi basty

En disant : Dio noi a fatti.

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