‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 79 sur 248 · Ibid., LXXII, II, 250. Rab., liv. III · texte numérisé non relu

Ibid., LXXII, II, 250. Rab., liv. III

3. La pièce est adressée à Alexis Jure, de Quiers en Piémont, dont le langage est sévèrement apprécié par Marot, I, 208. Il y a donc lieu d'être en grande défiance.

4. Voir Ronsard, édit. Marty-La veaux, II, li2. Cf. le passage cité de d'Aubigtié» Averties, des Tragiques.

passage qu'il commente, que ce même mol est d'Anjou et de Vendômois. Lequel croire des deux disciples? et comment décider laquelle des deux qualités avait amené Ronsard à se servir de dougél De même Baïf, Belleau, Ronsard ont employé erncr (esrener = éreinter). Ils ont pu aussi bien le trouver dans les dialectes que dans les anciens romans.

Ceci posé, voici quelques exemples *:

Astelle = éclats de bois (Vendom.) 2, Rons., V, 28, Bl. ; besson = jumeau (Centre), Bell., I, 205, M.-L. ; bauasser = bavarder (Gasc), Mont., 1. III, ch. 2, Lan.; crier bihore = crier au secours (Gasc), Id., II, 37, ibid, ; bournail = ruche (Limousin et Languedoc), La Boet., 100, 26; hrayard = piafTeur, fastueux (Prov.), Coll. 103, Grev., Les Esb., I, A. th, fr,, I\ , 234; caleil z= lampe (mot appartenant à la langue d'oc, peut-être au gascon), Rab., II, 126, J.; capclane = prêtre besogneux, Mar., H. D. T. ; chapoier z= frapper, battre (Lyon.), Rab., III, 12, J. ; couree = entrailles (Lyon.?), Des Per., Nouv.j xxxiv; courget^ fouet (Vendôm.), Baïf, II, 126, M.-L.; desconsoler ^ (Gasc), Mont., Ess., III, 4, Lan.; dronon = coup (Anjou ou Languedoc),

1. Les exemples marquer H. /). T. sont pris au Dictionnaire général de MM. Hatzfcld, Darmesteter et Thomas, auquel MM. Delboulle et Godefroy ont fourni Texemple le plu» ancien qu'ils eussent relevé de chaque mot. M.-L. renvoie à la Langue de la Pléiade de M. Marty-La veaux, t. I. G. signifie Dictionnaire de Cancienne langue française de M. Godefroy. L. siprnifle Lillré. Lan. signiflc : Lanusse, Dialecte gascon. Nagel renvoie à un article de cet auteur dans VArchiv de Herrip, LXI, 201, et suiv. On trouvera dans ces difTérents recueils les renvois précis et complets, lorsque j*ai été forcé de les abré|çcr. Voir en tête de ce volume Texplication des autres abréviations, qui pourraient être obscures.

2. La désif^iation du nom du pays que je mets ici entre parenthèses ne signifie nullement qu'un mot appartient exclusivement à une province. Rares sont les cas où la forme du mot permet celle interprétation stricte. En fait, astelleSy par exemple, est un vieux mot, encore commun à une grande partie de la France. Sans parler des dialectes de l'Est et du Nord, qui donnent les formes estelle, ételle ou étale^ distinctes de celle que nous avons ici, atelle se dit en Normandie aussi bien que dans le Centre (V. God., V. astelle). Je le cote comme vendômois, parce qu'il existe dans cette partie de la France, et que c'est vraisemblablement là que Ronsard Ta pris. Chez Vauquelin, il pourrait être normand. De même versene est signalé chez Raïf, III, 104 et 3T9, par M. Marty-Laveaux avec cette mention : saintongeais. Mais il demeure que tersene a passé du vieux français dans tous les parlers du S.-O., de l'Aunis, du Poitou, de la Vendée, comme de la Saintonge, et qu'on le trouve en outre en Normandie. Il est saintong-eois chez Ba'if. Pour une raison analogue, esclop est toulousain chez Rabelais et des Periers, qui le désignent expressément comme étant de ce pays-là {Pantagr., III, 17, et Des Per., Il, 272).

Mais on sent combien les attributions, à défaut de déclarations précises des auteurs, deviennent périlleuses et arbitraires. Où Rabelais a-t-il pris Jau (coq, II, 93, J.)? Certaine» provinces, où le g est resté dur, sont exclues, mais il reste encore à choisir dans toute une partie de la France, qui va des Vosges au Poitou, en passant par la Champag-ne, le Rourbonnais et le Rcrry. Dans des cas analogues, je me suis tenu sur une très grande réserve.

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