‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 85 sur 248 · Du Bell., Deff., éd. P, p. ir · texte numérisé non relu

Du Bell., Deff., éd. P, p. ir

3. Préf. Franc. ^ III, 32, édit. Hlanch. ; cf. l'epislrcau seigneur J. de Morel, Ambninois, en tête de Deux liures de VEneide de Virgile... trad. par Du Bellay, 1561.

et d*expressions, en indiquant qu'il y en avait mille autres encore « qu'on porroit bien dire * ». Des Essarts, dans sa traduction de VAmadis, avait emprunté aux romans ; il y avait même été par endroits assez hardi pour qu'Estienne déclarât ne pas pouvoir le suivre -.

Quoi qu'il en soit, la Pléiade eut le mérite de recueillir la théorie, de l'appliquer, et, par son ascendant, de la faire acceptei d'un très grand nombre''. Mathieu l'a développée avec sa prolixité ordinaire, surtout dans son dernier Devis ^. Les paroles « patrimoniales, fussent-elles moisies ou iaulnes comme lard vieil » ont pour lui un charme particulier, il ne doute pas que les plus anciennes, une fois passées par « l'escouleure de l'vsage, ne soient bien receues du peuple a qui on en feroit monstre ». Il louerait celui « qui prendroit la peine de chercher les plus doulces de l'ancienne langue et de les bailler a l'vsage, vinssent-elles des Romans ou de quelques vieux registres ».

Henri Es tienne vint à son tour montrer aux italianiseurs quelle richesse la langue possédait dans cet ancien fonds ^. Il savait làdessus les idées de Du Bellay, qu'il cite ^, et les approuvait. Luimême se dépeint, ayant une vieille table chargée de vieux livres francois, Rommans et autres, « dont la plus grande part estoit escrite a la main » et il dit « que par la lecture de ces vieux Rom-

i. Au Lecteur.

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