‹ Histoire de la langue françaiseChapitre 86 sur 248 · Precell., édit. Feugère, p · texte numérisé non relu

Precell., édit. Feugère, p

3. On la retrouve dans Claude de Buttel (Lauleur au lecteuvy p. xxxvii). « En outre, i'ai bien voulu interpréter certains mots, que i'ai enchâssez dans mes pocmes comme précieuses reliques de Tantiquité, sans Texposition desquelz quelques lieux pourroient eslre clerement entendus. En l'ode seconde du premier liure tu trouueras ce mot Naroues, duquel vsoient les anciens Gaulois, qui signifie les Parques, mot qui (encores qu'il ne soit plus des long tens en usage) toutefois doit estre r'appellé tant pour la reuerence que nous dcuons a Tantiquité, que pour la maiestc d'icellui que ie pense être sorti du grec vaoo et de ^leo signifiant côme diroit le Latin, mulgentes viîam. le l'ai tiré d'un vieil romant rymé, en ces vere :

Les naroues ce malenconlre Qui auoient filléy si m'aist Dieux.

« l'ai encore treuuë Naondes (que nous disons en ecorchant le latin Naiades), quasi voulant dire Nauigant aux ondes, duquel i'ai vsé en Vamallhée et l'ode troisiesme du sccon liure : et encores de quelques-vns anciens, combien qu'ils se soient chûgés, comme nauieres pour nauires, non sans l'imitation des plus doctes, qui descriuant vne chose antique, pour la faire mieux sentir son tens prenoient le vocable vsité d'allors, côme en quelques endroits se voit en Virgile. Fauon, vent soufflant de l'Occident, ou Leuant, mot venu du latin Fauonias qui autrement s'appelle Zephyre. » Cf. Godard, La Fontaine de Gentilly^ p. 31, Paris, 1595.

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