L'HARMONIE SIMULTANÉE A L'ÉPOQUE CLASSIQUE
applicables à chacun des accordé de Hepliëme \A. d€ 7* Dominante, A. (le 7* Sensible, A. de 7' Arti/iciels]. Mais il y a intérêt à signaler le troisième renverHcrnent de chacun des accords de IV sons : c'est, pour l'A. de 7* Dominante, YAccord de Triton :
Fig. 5i.
dont la sonorité, due à la présence de la quarte augmentée au grave de l'accord, est tout à fait spéciale; — c'est, pour TA. de 7® Sensible et aussi pour chacun des accords artificiels, V Accord de Seconde, ainsi nommé de l'intervalle qui occupe sa région grave. Il diffère de Y A. de Triton par l'absence de quarte augmentée au grave : A 11
Dans cet exemple, la Seconde en A est attaquée sang préparation, parce qu'elle émane d'un accord réputé « naturel ». Elle est préparée en B parce qu'elle provient d'une Septième artificielle.
11 n'y a pas lieu d'insister sur la façon de traiter les dissonances dans les accords renversés : rien de nouveau ne s'y produit. Ce qui a été dit des accords à l'état direct s'applique aux dissonances de leurs renversements. Ces principes suffisent à nous orienter à travers les multiples combinaisons, simples d'ailleurs, de l'harmonie classique : on peut dire que toute l'harmonie dissonante pivote autour de la formule expérimentale :
Fig. 53. -^^t-
qui se résout, dans l'immense majorité des cas, conformément à cette pratique.
Chiffrage des accords. — Tout se compte, en harmonie,
à partir du son grave : celui-ci, étant la base du chiffrage, ne comporte aucun signe, et il est lu directement. Les cliilTres s'étagent verticalement. Ils marquent les dimensions, en échelons diatoniques, de chacun des intervalles supérieurs au son de base, dans l'échelle du ton. Les fou \^ placés devant les chiffres déplacent le» échelons de la quantité connue (24).
Quelques-uns des accords naturels ou de leurs renversements ont un chiffrage abrégé.
L'accord parfait se représente par un 5 ; assez souvent aussi par le signe accidentel de sa tierce*. Exemples :
L'accord de sixte se représente par G ; si sa tierce est altérée, le |j ou le [? placé dessous suffit à la spécifier :
Fig. 55'.
Cette représentation de la tierce par le ; ou le ^ est applicable à tous les accords. De plus, lorsque la tierce du son grave est la note sensible, on peut la figurer par le signe -4- qui dispense de toute autre indication.
* Dans les nombreusos partitions anciennes où la basse continue est chiffrée, l'accord parfait ne porte aucun chiffrage, lorsqu'il ne contient pas d'accidents.
■^ Le partie droite des deux exemples (54) et (55) montre rbarmonisation thi^orique et non la réalisation exacte des accords. Pourvu que le son grave ne change pas, l'arrangement des sons supérieurs ne réagit point sur la nature
Fig. 56.
de l'accord : il suffit de rapprocher autant que possible les sons aigus de la basse pour reconnaître l'agrégation. Voyez l'exemple inclue (56).