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L'HARMONIH SIMULTANÉE A L ÉPOQUE CLASSIQUE

C'est ainsi que l'accord de Septième-Dominante fen ut mineur, par exemple] sera déterminé par le chiffrage

ci-dessous :

Fig. 57. ^^^ - ^^

chiiïrage qui peut être réduit à 7, c'est-à-dire à l'intervalle essentiel.

Lorsque ce nièrnc si^'uc -J- est placé a la gauche d un chifTrc, quel qu'il soit, il signale la sensible :

Fig. 58. ^

Le 5 barré marque la quinte diminuée :

Fig. 5«. ^^ . ^^

Les accords figurés ci-dessus (58) et (59) sont les trois renversements de l'accord de Septième-Dominante. Ils adoptent souvent le chififrage simplifié indiqué entre parenthèses.

Dans de nombreuses partitions anciennes, l'harmonie n'est point explicitement réalisée. On se contentait d'écrire au-dessus de la basse des chiffres flanqués ou non des H, |?, t|. Le claveciniste ou l'organiste devait interpréter à première vue ces signes numériques et les traduire par les accords correspondants.

Notes de passage. — Toutefois il est, dans la langue musicale, bien des sons que le chiffre se refuse à représenter. C'est le cas des notes de passage et des ornements mélodiques. Dans l'art classique, les accords sont les jalons du discours, entre lesquels la fantaisie du compositeur brode des guirlandes sonores. Elles ne font point partie intégrante de l'harmonie.

Si l'on réduit à ses éléments harmoniques essentiels le début de la Sonate de Beethoven [op. 24J pour piano et violon, et si l'on compare la ligne des a sons réels » faisant partie des accords, à la ligne des sons employés, on prend notion des libertés du langage mélodique :

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