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NiO-CHR.
DiAT,
Enb. vocal
TON HYPERPIIRYGIEN
Chsom.
Nio-cBR.
« C X n K if
Pig. i6a.
Gomme il a été dit plus haut, chaque Genre, autre que le Diatonique, ne s'applique qu'à un ou deux tétracordes. Le mélange des Genres est systématique (69).
La première et la troisième section fournissent les combinaisons :
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Fi|f. i63.
La seconde section présente un maximum de demitons en voisinage :
Fig. 164.
LES FORMES MUSICALES D'où le mélange des signes :
N A ^ 1 K ii.r
Les explications qui précèdent montrent à quel degré la connaissance d'une langue musicale, — comme d'une langue verbale — , est liée à la pratique des signes qui en fixent les sons, ou les mots. La notation éclaire ici le régime des Genres, Et riiymne delphique fournit la preuve que l'Enharmonique primitif, môme lorsque l'usage de son pycnon intégral fut aboli, continua à imposer la figuration de ce pycnon à des échelles qui ne toléraient plus ses minimes intervalles; et il semble bien, en effet, que dès le iv* siècle il subsistât seulement de l'Enharmonique la forme vocale (gS), où le tétracorde est réduit à un tricorde :
Fig. 167.
Cet artifice, qui consiste à éliminer un ou plusieurs degrés de l'échelle musicale et qui est vieux comme le monde, n'a pas cessé d'être en faveur. Wagner en a usé dans la Tétralogie : les mélodies exquises des Filles du Rhin et de l'Oiseau sont construites sur des gammes défectives, d'où sont exclus le IV'et le Vil" degrés. Et le vieil Olympos a encore des disciples.
Hymne delphique à Apollon^ en Doristi 1 1 [commence-
i38 ANTIt^UITÉ
ment du II* siècle, avant Jèsus-Cnrisi\. — Kchcllr cJch sons employés dans ce qui subsiste <îo rîivmnr •
Pour accorder une cithare polycorde, — transcrite ici à Tunisson de la série précédente, mais qui vibrait une octave plus bas, — en n'usant que des Symphonies, nous obtiendrons seulement les sons ci-dessous :
Fig. i«i9
11 faut de toute nécessité faire appel à la tierce majeure naturelle pour avoir le siCj et le ré'^. Ce dernier son nous procurera tout le reste, par Symphonies :
Fig. 170.
Ce mécanisme pratique suggère Tune des raisons qui imposaient la tierce naturelle à Toreille des Anciens. Nous savons par les musicographes antiques que cet intervalle était, en pareil cas, le recours de l'accordeur. Le savant Archytas, philosophe, physicien, musicien, le calibra avec exactitude [5/4] dès le temps de Platon.
N.B. — Les parties conservées portent seules les signes antiques. Généralement le texte est restauré en même temps que les notes musicales. Quelquefois cependant les mots subsistent alors que la notation antique, effacée par le temps, fait défaut. La notation rythmique de P et L (i36) n'est appliquée qu'à la partie vocale. Les liaisons y distinguent et y individualisent les temps. Les soudures verbales entre les mètres sont soulignées. Les parties de ténor et de cithare sont transcrites une octave trop haut.
LES FORMES MUSICALES