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LA NOTATION ET LA RYTHMIQUE

Il y a beau temps que les combinaisons de la Rythmique gréco-latine sont lettre morte I

11 est impossible d'admettre que tous les rythmes primitifs soient ternaires : les rythmes les plus simples sont issus de la marche [cf. p. 109J. Mais on peut concevoir que le bas latin, par l'échelonnement régulier de ses accents dynamiques, ait provoqué la ternarité (3o5) à (3o9) . Le fait est que, d'après les travaux de Beck, elle paraît, tout le long du Moyen Age I, avoir été la normale.

La notation des durées, florissante au xiii* siècle, est le reflet de cette ternarité. En principe, les signes fondamentaux dans lesquels survivent la virgaet \e punctum ont des durées établies dans le rapport de 3 à i. La a longue », la a brève », la « seniibrève » setagent comme il suit :

Longue valant

Fig. 155. ■ ■ • •** •HÈfB»

♦ ♦♦♦•♦♦•♦ IX CEMI'BKàveS

Cette figure exprime, à tous ses étages, la Perfection : du haut en bas le principe de la ternarité y reçoit son application pleine.

L'unité de temps est la Brève, dont la Longue est le triple et la Seniibrève le tiers.

Les prescriptions suivantes obligent à modifier les durées, lorsque leurs signes se mélangent :

I* La longue est « parfaite » et vaut trois temps quand elle est suivie d'une autre longue ou de deux ou trois brèves également suivies d'une longue.

2" La longue est « imparfaite » et vaut deux temps lorsqu'elle est précédée ou suivie d'une brève ou de sa monnaie.

3° La brève est simple ou double : elle vaut un ou deux temps. Simple, elle est l'unité de temps, par définition. Elle sera ici représentée par la CTOche.

agS MUYli.N ACiK II

4* Lorsque deux brèves sont entre deux longues, la première vaut un temps, la seconde en vaut deux. Dann ce cas, celte seconde brève, double, vaut autant (pi'unc longue imparfaite; elle était dite brevis altéra.

5* Trois brèves entre deux longues valent Iroi» temps égaux.

6** S'il y a plus de trois brèves consécutives, on doit diviser la série en groupes de trois, ayant égale valeur; s'il reste deux brèves. In |)remièrc vaut un temps, la seconde deux.

7° Lorsque deux semibrèves se trouvent intercalées entre des signes de durée plus longue, la première vaut i/3, la seconde vaut 2/3 de temps. Cette règle n'est pas générale : les Anonymes les tiennent pour égales.

8° Trois semibrèves dans les mêmes conditions valent chacune i/3 de temps.

9° Lorsqu'il y a plus de trois semibrèves consécutives intercalées entre des signes de durée plus longue, on doit diviser la série en groupe de trois, ayant égale valeur; s'il reste deux brèves, la première vaut i/3 de temps, la seconde 2/3 de temps.

Applications graphiques simples de ces prescriptions :

Fig. 356.

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Dans la pratique, les figures correspondant aux règles 5, 6, 7, 8, 9, se compliquaient souvent de a ligatures ». Gela se produisait dans la musique vocale, chaque fois

^ Plusieurs autres solutions sont possibles ici [7"], selon le contexte.

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