‹ Histoire de la langue musicale (volume 2)Chapitre 6 sur 39 · V« JUSTE · texte numérisé non relu

V« JUSTE

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Fig. 26.

Ce n'est pas que l'on ne doive rencontrer, surtout dans les œuvres modernes, des intervalles plus petits que les diminués, ou plus grands que les augmentés. On peut en effet, en retranchant un demi-ton chromatique

^ Le # est une altération ascendante ; le b est une altération descendante.

aux premiers, en faire des I. sous-diminués ', et, en ajoutant un demi-ton chromatique aux seconds, les élargir encore en I. sur-augmentés * ; ce sont là des formes exceptionnelles, dont le lecteur n'aura que faire en lisant cet ouvrage.

Au contraire, il doit s'attendre à ce que les diverses grandeurs d'un même intervalle soient souvent mises en cause dans les pages qui suivent, et il faut qu'il comprenne le mécanisme de leur production. 11 observera que les intervalles altérés correspondent à un changement d'échelons, mais non à un changement de nom. Exemple : qu'une tierce soit diminuée, mineure, majeure, augmentée, elle ne cesse pas d'être tierce et ne veut pas être confondue avec ses « enharmoniques •> :

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On voit par cette figure que le nombre des échelons reste théoriquement le môme, quel que soit le a calibre » de l'intervalle. Et il importe de ne pas prendre la forme diminuée de la tierce pour une seconde majeure, ni sa forme augmentée pour une quarte juste. Observation analogue pour tous les intervalles.

Enfin, dès maintenant le lecteur peut généraliser le « jeu de mots » qui a été indiqué tout à l'heure à propos de la quarte augmentée et de la quinte diminuée, et accepter cette notion que : tous les intervalles augmentés, étant dissonants, tendent à la consonance par l'augmentation de leur « longueur ». Il faut entendre par là que leurs sons, inquiétants pour l'oreille, se résolvent en s'éloignant l'un de l'autre.

' Ou deux fois diminués.

- Ou deux fois augmeulés.

/io L'HARMONIE SIMULTANÉE A L'ÉPOQUE CLASSIQUE

Ainsi :

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Par une constatation inverse, les intervalles diminués, étant dissonants, doivent aussi tendre à la consonance ; mais c'est par la diminution de leur a longueur ». Il faut entendre par là que leurs sons se résolvent en se rapprochant l'un de l'autre.

Ainsi :

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