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CONSONANCES PARFAITES

L'octave, la quinte et la quarte.

Ce sont les Symphonies Antiques.

Voy. Symphonies, et le tableau (67).

Deux consonnances parfaites de suite sont interdites en contrepoint, dès le Moyen Age, 282 ; pourquoi, 283. C. P. à la Renaissance : la Quinte et l'Octave. La quarte reléguée harraoniqueraent et traitée comme dissonance, 382. Les C. P.

sont le support du chœur à la Renaissance, et le restent dans l'Art Moderne comme dans l'Ait Contemporain, 385. A la Renaissance, elles servent souvent de conclusion,

INDEX DESCRIPTIF

à l'exclusion des tierces, 360, 389, (470).

CONSTRUCTION. — C. par Répétition :A-t-A.+ A + A + A -f...

146, 161, 314, 318, 398. 493, 500 à 506, 509, 635. C. par Succession :

A + B + C+D4-E + ..., propre au lyrisme « actif, » 161, 164, 313, 318, 395. 396, 493, 499, 519, 525, 589, 635. C. Èpodique : A + A + B [B = Épode], 161, 164, 316, 396, 635. C. Mésodique : A + B -f A, où B est la mésode, c'est-à-dire le chant [ou la section] du milieu, 155 à 157, 161, 164,317, 334, 402, 403, 488, 494, 590. 591, 635. Tels sont les quatre types essentiels de Construction auxquels se ramènent tous ceux qui ont été employés depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, 163, 493 à 497. C. symétrique [Voy. Symétrie] C. dissymétrique [Voy. Dissymétrie]. Synthèse de la Répétition et de la Symétrie, à l'Époque Contemporaine, 594, 606, 636. La Variation, qui remonte au moins au Moyen Age, est une forme de C. où la Répétition et la Succession s'amalgament, Voy. Variation.

CONTRAIRE [Mouvement]. — Artifice qui consiste à opposer le plus possible la direction d'une ligne mélodique à celle de l'autre, et qui a 1 avantage d'éviter certains inconvénients de l'écriture polyphonique 282, 383.

CONTRALTO. — [On dit souvent Alto, par abréviation]. Voix grave féminine, s' étendant de sol 2 à ut 4 (443), dans les chœurs. Le C. Solo dépasse aisément ces limites : il atteint fa ^, sol,^.

CONTREPOINT. — L'art d'associer deux ou plusieurs mélodies, d'établir entre elles des contrastes en même temps que des contacts, de les différencier en les unissant, 281. Il faut distinguer formellement le Contrepoint, de l'Harmonie simultanée. Celle-ci codifie les res-

sources sonores offertes par la Résonance plus ou moins largement interprétée, et rectifiée. Le Contrepoint ne se gène pas pour contrevenir aux formules harmoniques et il tolère, il favorise même certaines àpretés de langage qui sont, en harmonie pure, de véritables accidents, 387,412, 557. Règles essentielles du contrepoint au xiv® siècle, 282. Elles se sont transmises en partie, plusieurs telles quelles, jusqu'à nos jours, 383. [Cf.

le Traité de Contrepoint et de Fugue, par Th. Dubois, (Heugel), ouvrage didactique infiniment précis et clair].

CONTREPOINT-DOUBLE. — Constitué par deux parties renversables ; c'est-à-dire que l'une peut être placée aussi bien au-dessus qu'audessous de l'autre. Il remonte au Moyen Age, 306. C.-D. dans la fugue, 457. Le contre-sujetde la fugue est écrit en C.-D., 458.

CONTRESUJET. — Voy. Fugue.

CORDES [Quatuor des]. — De l'aigu au grave ; premier et second violons, alto et violoncelle. L'adjonction de la Contrebasse le transforme en Quintette ; observer cependant que très souvent elle double le violoncelle et que, dans ce cas, elle n'ajoute pas une cinquième partie aux quatre autres, 576. Le Q. des C. est le chœur instrumental le plus important de l'orchestre, 579. Lourdeur des Cordes dans l'exécution actuelle des oeuvres symphoniques classiques, et pourquoi,

CORPS DE L'HARMONIE. - Ossature fixe de l échelle générale des sons, chez les Anciens, 73. Sa permanence à travers les Genres (108).

Sa persistance à travers les périodes diverses de l'histoire, 292, 540.

Les « notes tonales » de lArt Moderne correspondent au Corps de l'Harmonie, 343, 540, 546, 627. Le

INDEX DESCRIPTIF

schème essentiel de la Fugue moderne n'est autre que le C. de l'H.

antique, 452, (521). Le C. de l'H.

est le perpétuel fondement de la langue musicale, 637 et 638.

CORS [Quatuor des]. — Dans un orchestre complet les Cors sont au nombre de quatre et leurétagement constitue un des chœurs instrumentaux de notre ensemble symphonique. Par son timbre et son rôle, ce quatuor est l'intermédiaire entre celui des bois et celui des cuivres, 577.

COUPE DE MOTS. — Elle joue dans la versification des Anciens et par conséquent dans l'organisation des durées syllabiques un rôle considérable, 127. Chevauchement systématique des mots sur les mètres antiques, 128, (157) et (158). Coïncidence systématique des limites du mot et du mètre en certains cas déterminés, 129.

COURANTE. — Danse de rythme ternaire ; une des pièces de la Suite. Chez Bach c'est une construction par Répétition et Variation. 507,

CROISEMENT DES VOIX. — Interversion momentanée de leur échelonnement normal, 361.

CUIVRES [Quatuor des]. — De l'aigu au grave : [^cornet], trompette, trombone; tuba. C est un groupe assez mal constitué, 576.

CURSUS. — Arrangement des accents [intenses] dans les mots terminaux des phrases, propre au latin papal vers iioo, 229.

CYCLIQUE [Forme]. — Celle d'une œuvre issue d'un thème principal [ou d'un très petit nombre de thèmes principaux] donnant lieu à des développements divergents, et régissant tout l'ouvrage. Il ne s'agit donc pas d'une seule pièce, mais de l'ensembre des pièces, qui consti-

tuent cet ouvrage, et qui toutes sont issues du même thème directeur. [Etiquette assez singulière, peu justifiée, d'usage récent] De telles œuvres sont nombreuses dès le xvi« siècle, 401, 403 [Messes].

Elles sont en vogue, à l'Epoque Contemporaine, 591 ; et elles exploitent parfois le « monothématisme »,

DA CAPO [Air à]. —A. dans lequel il se fait un retour à la partie initiale de la pièce, et dont le plan [A -)- B -|- A] est une réduction et une simplification de certaines scènes lyriques du théâtre grec, 162. Mis en honneur par les Italiens du xvi« siècle, l'Air à D. C.

est devenu quelque peu encombrant dans l'Art Moderne, où il fut en faveur jusqu'à la fin du xviii® siècle, 524.

DACTYLE. —Pied [= temps] fait de I noire -\- 2 croches, valant par conséquent 4 unités, 112, 113. D.

ternaire au Moyen Age, 252, 254, 257, 269, 632. D. dans l'Art Moderne, 441. D. des poèmes homériques, la plus ancienne mesure connue de 1 art européen, 630.

DECHANT. — Terme général par lequel on désignait, au Moyen Age, l'art du Contrepoint, 280, 301, 305.

DÉFECTIVES [Echelles]. — E. dans lesquelles on se prive volontairement d'un ou plusieurs degrés.

Elles se trouvent en l'art de tous pays et de tout temps, aussi bien dans l'Art Antique, 84, que chez les Chinois ou dans les œuvres de Wagner, 137, 535.

DEGRÉS l-U-V.— Notes Tonales de l'échelle- type moderne, géjiératrices de cette échelle, 24. Ils corresiiondent aux sons fixes de l'échelle-type des Anciens, c est-àdire au Corps de l'Harmonie, 343, 540, 546, 619. Agents des cadences, 340, 341, 619.

DEM-TON. — Seconde mineure, 31.

De la place du D.-T. "ians le tétracorde dépend rorienlation de 1 echelle vers l'aigu ou le grave, 72,

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