MODULATIONS RYTHMIQUES
Les Grecs disaient « Métaboles »
rythmiques. Ce sont des changements brusques et très fréquents du rythme dans les monodies du théâtre et aussi dans les chœurs antiques. Ils correspondent aux inflexions de la pensée verbale et sont un moyen d'expression beaucoup plus employé par les Anciens que par les Modernes, 123, 152, 561, 562, 631.
MONOCORDE. — Instrument d'expérience, essentiellement constitué par une seule corde tendue,
dont on peut, au moyen d'un chevalet mobile, modifier la longueur, (68), 66, 625. Encore employé par nos acousticiens sous le nom de Sonomètre, 68. Les divisions du monocorde correspondent à la série des Harmoniques (68), 69.
MONODIE LYRIQUE. — Air pour soliste, au théâtre grec, 148. Le texte verbal de la M. L. était composé avant la mélodie, 154. Cf.
Strophe orchestique.
MOTET. — Au Moyen Age, ensemble polyphonique à III ou IV voix, édifié sur un Ténor [voy. ce mot].
La partie principale adjointe au Ténor s'appelle Double ou Motet proprement dit. La troisième partie est le Triple, la quatrième le Quadruple, 301. Motet -Répons aux XVI® et xvn« siècles, 402.
MOYENNES [Tétracorde des]. — //
est le tétracorde par excellence, au centre du diagramme sonore; il contient la Mèse, 77. Importance des Moyennes La, Sol, Fa, Mi : ces quatre Fondamentales des Anciens passent telles quelles aux musiciens médiévaux, qui s'en contentent jusqu'au X® siècle environ, 175. Au Moyen Age, le tétracorde des Moyennes prend le nom de T. des Finales, 204.
MUTATION. — Changement nécessité dans la forme mélodique de certains thèmes, lorsqu'ils passent du sujet à la Réponse (537) et (538) [Fugue] ; ou dans la ligne de certains développements qui, à leur seconde émission, aboutissent à un autre ton que la première fois, 481 [Sonate-Symphonie], 518, 523.
NATURELS [Intervalles]. — Ceux que fournit la Résonance (6), (68). Les tierces naturelles [ou à la rigueur les tierces tempérées] peuvent seules entrer dans la composition de l'Accord Parfait, 337.
NEUMES. — Signes sténo graphiques ,
INDEX DESCRIPTIF
ou plus exactement mnémotechniques, destinés à faciliter l'exécution d'une pièce musicale, que le chanteur ou l'instrumentiste possédaient par coeur déjà. Leur origine n'est pas établie avec certitude.
Mais il est vraisemblable qu'il faille chercher les prototypes de tous les neumes dans les accents appliqués sur le tard aux langues antiques, 208, 623. Les N. ont eu cours au Moyen Age, antérieurement au ix^ siècle, et ont survécu à l'apparition de la notation quadrangulaire [fin du xii'^ siècle], 208.Neumes-accents simples : virga, punctum, 209: podatus, climacus, scandicus,porrectus, 210, torculus, 211. N. liquescents, 213. N. composés, 215. N. ornementaux, 214.
Neumes-points, usités particulièrement en Aquitaine, 216. Combinaison des N. et de la portée, 219.
Signes additionnels des N . sur les manuscrits sangalliens, 221, (278).
NEUVIÈME. — Intervalle composé — il excède l'octave — dissonant, 44 ; naturel (6), (11), (69). La Neuvième se résout en descendant d'un degré, 43, 44. Accords de N. naturels [voy. Neuvième-Dominante].
Accords de N. artificiels : tous ceux qui ne sont point placés sur la dominante, 49, 552.
NEUVIÈME-DOMINANTE. — Abréviation pour : Accord de Neuvième sur la Dominante, 46. On dit aussi accord de Neuvième de Dominante.
Sa constitution (31). Il fournit la formule empirique de l'Accord général [voy. ce mot] (30). Il est le type des Accords de V sons, 46.
Il est le seul A. de V sons naturels, non que tous ses sons soient fournis par la Résonance : le fa est corrigé. Mais, à cette correction près, on estime que par comparaison avec les A. de V sons placés sur d'autres degrés, et qui sont construits par analogie, celui que
porte la dominante est « naturel », 28, 41, 551, 628.
NOMENCLATURE. — N. des sons de l'échelle-type chez les Modernes, 47 ; chez les Anciens, 76.
NOTATION. — N. Antique. — Elle est dite instrumentale ou vocale suivant qu'elle est plus ancienne ou plus récente. Mais celleci n'est qu'un décalque de la première, 86, 94, 622. Série des signes primitifs, (101) . Représentation du pycnon, 87. Le Corps de l'Harmonie est représenté par des signes invariables, 87, (108). Réaction de la notation sur la pratique de l'art, 90. La connaissance pratique de la notation éclaircit les problèmes de la linguistique musicale, 137. — N. Médiévale. — Elle est alphabétique, 201 ; neumatique sans portée, 205 à 216 ; neumatique sur portée, 217; quadrangulaire sur portée, 209, 211, 219, 223 ; mensuraliste ou proportionnelle, 295 à 297 (361), (363), (369) à (380), 623. — N. Moderne. — Elle prend naissance avec la portée, qui la rend excellemment diastématique [voy.
ce mot]. Il faut donc chercher son origine au Moyen Age, au xi^ siècle, époque où Gui d'Arezzo coordonna les tentatives antérieures et installa définitivement, sur les lignes de la portée, les notes musicales, plus ou moins neumatiques encore, 216 à 220.
NOTATION RYTHMIQUE. — Chez les Anciens, elle se fait au moyen de signes surajoutés aux notes alphabétiques et qui sont notamment ceux de la Brève et de la Longue. [Voy. ces mots]. L'absence de signe implique que la syllabe est brève, (181), 147.
NOTES DE PASSAGE. — Sons étrangers à l'harmonie et servant à unir conjointement les sons réels des accords (60).
INDEX DESCRIPTIF
NOTES TONALES. — Les degrés I, IV, Y de V échelle-type moderne.
Leur résonance [limitée à la production de l'Accord Parfait] engendre la Tonalité, 341. Elles correspondentau Corps de l'Harmonie antique, 343, 452, 619, 620. La fugue est construite sur elles, 452.
NUANCES. — C'est dans l'Art Antique, un abus des professionnels qui faisaient prendre aux sons mobiles des tétracordes un nombre illimité de positions. Les Nuances ne sont que mentionnées dans cet ouvrage, 92, 104. [Quelques exemples en sont donnés dans V Encyclopédie de la musique, I, Grèce II. ch. iv.] Voy. surtout Gevaert : Histoire de la Musique dans V Antiquité, I.
OCTAVE. — La première et la plus simple des Symphonies antiques, 67, et l'une des trois Consonances Parfaites de l'Art Moderne, 64. Capacité limitative du mode, chez les Modernes : ut ré mi fa sol la si ut, ou la si ut ré mi fa g sol Jf la, par exemple, déterminent le Majeur ou le Mineur. Chez les Anciens, théoriquement, cela n'a pas lieu : la capacité du mode déborde l'Octave, de toutes parts, et implique le fonctionnement simultané des cinq tétracordes du Système Immuable, 77, 617. Mais, pratiquement, l'octave dorienne, située à la partie centrale du diagramme sonore, 75, est l'échelletype de l'Art Antique.
OFFERTOIRE. — Chant primitivement psalmique, au centre de la messe, mais dont il ne subsiste que l'antienne, 247. [Voy. Psaume].
ORCHESTIQUE. — Art de la danse, chez les Anciens.