La même que pour le participe présent
La construction régulière est la suivante : sujet, verbe, régime direct, régime indirect. L'adjectif, le nom de nombre, le génitif se mettent après le substantif, et la préposition avant lui ; l'adverbe se met après le verbe ou le mot qu'il détermine (y compris la négation ne). L'interrogation se traduit par la particule 11 en tête de la proposition (comme en Volapiik).
Vocabulaire.
Le DU n'a que des racines monosyllabiques, qui paraissent construites par combinaison; les unes ont le sens des racines naturelles (surtout allemandes) qu'elles rappellent plus ou moins vaguement; les autres ont des sens arbitrairement choisis. Le monosyllabisme n'épargne même pas les noms propres de pays : rop, Europe; sic, Asie; frik, Afrique; rik, Amérique; rus, Bussie; sman, Turquie (Osmanlis); doit, Allemagne (D. Deulschland) ; dien, Inde (D. Indien); tien, Argentine; ciar, Hongrie (magyar); cik, Belgique; cip, Egypte; sem, Luxembourg; yer, Bavière; veir, Wiirttemberg; nal, Anhalt; enfin : meuk, Mecklembourg ; meak, Mecklembourg- Schwerin, et meok, Mecklembourg-Strelitz.
De même, les noms des éléments chimiques sont réduits à une syllabe, qui rappelle plus ou moins leur notation abrégée : ag, argent; al, aluminium; ok, oxygène; col, chlore; cor, chrome; civ, mercure.
Les racines empruntées aux langues anciennes sont traitées de môme : blem, problème; blik, république; dak, rédaction; mem, mémoire; mik, fourmi (L. formica): plom, diplôme; nés, fenêtre (L. fenestra), etc.
Certaines racines sont empruntées textuellement (phonétiquement) au français, comme : blag, ble, brid, briz, dot, drol, foar, fuet, flej, goj, jat (achat, et non chat), jik, joz, kaj, kloj, koz, ku, kud, kut (coût), kuv (couverture), let [lettre), moan, mok, muj (nioucher, non mouche), nec (neige), nos, pak (Pâques), pej (pèche, fruit), pus {pouce), roj, sac (sage), sir (cire), suj (souche), taj [tache), trus, truv (trouver), zit (visite).
D'autres à l'anglais, comme : beg (prière), bon (os), bim (rayon), bren (cerveau), dir (cher), diuk (duc), dor (porte), jep (forme), jev (raser), nait (chevalier), rul (règle), sev (sauver), spun (cuiller), ti (</ié), vik (semaine), vit (blanc), vod (eau).
FIEWEGER : DIL 185
D'autres enfin ont une origine obscure ou incertaine, et paraissent choisies arbitrairement, comme : dil, langage; din, religion; fil ", éléphant; gur, mont; mab, temple; nan, été; nib, voiture; nim-, ichneumon; ran, orient; sag, sanlé; sed, coutume; siv, cœur; toj, encre; tul, longueur; ved, 6ots; yir, crainte; ZOT, force. C'est le cas d'une bonne moitié des racines du lexique.
Les procédés de dérivation ne sont pas moins arbitraires. Le suffixe -er indique les personnes en général ; -ec indique les personnes masculines, et -ev les féminines. Les mômes suffixes précédés de i (signe du passif) marquent les personnes qui subissent une action. Les mômes, précédés de u, marquent les personnes dégénérées (ex. : omuec, eunuque).
Le suffixe -ir marque les animaux, en général ; -ic les animaux mules, et -iv les femelles. Les mômes, précédés de u, marquent les animaux chAtrés. Ex. : galuic, chapon.
Le suffixe -ar marque les plantes (-ac les plantes mâles; -av, les plantes femelles).
Le suffixe -id marque les jeunes. Ex. : loj, cheval; loiid, poulain.
Le suffi.xo -ef marque les collectivités; -if marque les emplois, fonctions, dignités; -of marque le commerce; -on, le lieu, etc.
Les adjectifs se forment au moyen des suffixes -aie, qui marque la forme; -oie, la ressemblance; -ile, la manière; -oce, la dignité (qui mérite de...); -ioje, la possibilité; -uoje, la facilité; -iuje, la nécessité, etc.
Les verbes dérivés d'adjectifs se forment au moyen des suffixes -en = être (guten, être bon); et -eten = rendre (guteten, rendre bon). Nous avons vu les suffixes qui remplacent les auxiliaires. D'autres expriment : -ap, le commencement de l'action ; -ep, la fin de l'action; -ip, l'achèvement de l'action; -iep la continuation de l'action; -iap, l'apprentissage. Ex. : yazen, écrire; yazapen, commencer à écrire;... yaziapen, apprendre à écrire.
Il y a aussi de nombreux préfixes, dont la plupart sont des particules (prépositions ou conjonctions). Certaines de ces particules sont empruntées au latin ou aux langues vivantes : e, et: 0, ou; ne, ni; si, si; ma, mais; fra, entre; gre, malgré; d'autres sont comi)osécs a priori, et toujours monosyllabiques : fu, à côté de; lu, le long de; bu, nonobstant, etc.