Lib. 1, p
Ij's prrpositions s'onipIoÙMit «'gaiement comme adverbes : ib signifie sur et dessus; in, dans et dedans, etc.
Les mots si = oui et no = non (ordinairement classés comme adverbes) ont la forme des connectifs.
Les conjonctions sont t'galement des connectifs, et donnent lieu aux m(^mes remarques que les prépositions. Les principales sont : it, et; or, ou; ni, ni; if, si; bo, mais; gi, donc; ko, que; ob, car; qo, parce que; po, pour que; so, de même que; fi, quoique; fo, lorsque. En cas d'incertitude, on peut employer la conjonction générale (mot-cadre) oi. La conjonction ko est seulement coordinative : me sago ko qe sero, je dis que cela est. La conjonction subordinative se traduit par le mot-cadre ku : me vilo ku qe sero, je veux que cela soit, qui remplace ainsi le subjonctif.
Les connectifs (prépositions et conjonctions) n'entrent jamais dans la composition des autres mots.
Telles sont les règles synthétiques de la grammaire Bolak. Llles engendrent naturellement les règles analytiques, qui servent à décomposer les luots à l'état formel et à reconnaître leur rôle grammatical. Celles-ci peuvent servir à résumer toute la morphologie du Bolak ^.
Laissant de côté les Motules, qui se trouvent tous dans le dictionnaire, un Granmot peut présenter les formes suivantes :
10 S'il commence et finit par une consonne autre que d et q, c'est un substantif singulier masculin ou neutre;
2° S'il commence par une voyelle autre que u, c'est un mot marguerite ;
3° S'il commence par u, c'est un substantif féminin, ou un temps secondaire de verbe, ou un attributif ou modificatif au degré d'égalité ;
4" S'il finit par la consonne d ou q, c'est un attributif ou modilicatif:
o" S'il finit par une voyelle autre que u, c'est un verbe;
6° S'il finit par u, c'est un substantif au pluriel *.
Syntaxe. Ln vertu de la 4« règle-base, la syntaxe impose aux mots de la phrase un ordre rigide et invariable : sujet, verbe, régime direct, compléments. Le désignatif se met avant le nom: l'attributif se met après le nom; le modificatif se met après le
1. Voir losTabfenux récapitulatifs généraux de l'aspoct do la Langue hleue et les Tfibloau.x-gaufriors complots (Lib. 1. p. 2G3-263, 62-64; lib. 7, p. 34-36).
2. Voir lo tabloau de l'outil U (lib. 1, p. 202; lib. 2, p. 3; lib. 7, p. 32).
verbe et avant l'adjectif ou l'adverbe qu'il modifie. Enfin la proposition subordonnée vient après la proposition principale. Seuls, l'ordre des régimes indirects et la place du gérondif sont facultatifs.
M. BoLLACK illustre ces règles par un exemple amusant. M. Jourdain n'eût pas été embarrassé dans la Langue bleue pour savoir dans quel ordre ranger les mots de cette phrase : « Belle marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour * ». Il n'aurait pu dire que ceci : Marquise belle, vos yeux beaux font mourir moi par amour : Markesin beled, vae logu beled mortigo ma fri lov -.
Vocabulaire.
Le vocabulaire du Bolak a été construit entièrement a priori, conformément aux règles de structure des diverses classes de mots, auxquelles il faut joindre les suivantes :
1° Dans aucun mot ne se trouvent 3 consonnes ou 3 voyelles consécutives, ni 2 consonnes consécutives semblables;
2" Dans aucun Granmot ne se trouvent la voyelle uni 2 voyelles consécutives ;
3° Aucun Motule n'a la forme wc ou vce.
Enfin l'auteur a dressé la liste des 31 consonnes doubles initiales et des 59 consonnes doubles finales phonétiquement admissibles ^.
Cela posé, le nombre des mots théoriquement possibles
de 1 lettre est
2 lettres
soit un nombre total de 144139
formes obtenues par la combinaison de 5 lettres au plus, et que