‹ Histoire de la langue universelleChapitre 132 sur 296 · Cf. la M argneri talion de M. Bollack · texte numérisé non relu

Cf. la M argneri talion de M. Bollack

arrivii; ta volonta fàrerii com Cielu ànsi Terru. Donne Ais noa Pàno quotidien; pardonne Ais noa offansos, com pardonnas Aos offanding; non permette que succombias tantationi; ma délivre Aos malu.

L'auteur constate que le Pater contient 237 lettres dans sa langue, tandis qu'il en contient 271 en anglais, 288 en latin, 331 en allemand, 333 en italien et 334 en français; ce qui prouve la concision de sa langue.

D'autre part, il donne diverses traductions des premières phrases du Télémaque, pour montrer la flexibilité de sa langue et la variété des inversions qu'elle permet.

Nous ne nous attarderons pas à critiquer ce projet curieux. Son principal défaut est de prendre pour base une seule langue nationale, et de lui emprunter tous ses mots : il les dénature assez pour rendre sa langue déplaisante aux Français, pas assez pour la rendre régulière et simple. On remarquera que Schiffer emploie comme flexions grammaticales et môme comme pronoms la série des voyelles : c'est un procédé qui rappelle les langues a priori et mixtes, et qui, pour les pronoms surtout, produit une disparate choquante dans une langue a posteriori.

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