‹ Histoire de la langue universelleChapitre 145 sur 296 · INFINITIF PARTICIPE · texte numérisé non relu

INFINITIF PARTICIPE

Présent : diligan. diligant.

Passé : diligesan. diligesant.

Futur : diligosan. diligosant.

Pour obtenir les temps correspondants du passif, il suffit de remplacer partout dans la dernière syllabe a et a respectivement par 0 et ô.

Le verbe san, être, étant monosyllabique, a les formes suivantes (correspondantes) :

em sam

em sàm

em esam

em esam

em asam

em asam

em isam

em isâm

em osam

em osàm

em usam

em usâm

sa

sate

san

sant

esan

esant

osan

osant

On conjuf^iio de même le verbe son, devenir; il suffit tlo romplacor partout a ot a par o rt ô. Lo vorbe avoir se dit lan.

Les verbes impersonnels se mettent h la 3* pers. sing. avec le sujet it (neutre) : it oportat, il faut: it decat, il convient.

Les auteurs vont jus(prà conserver les faux inipcrsoniwl.'i du lalin avec leur construction bizarre : it ponitat ta ton negligentitis = ta te repens de ta négligence (L. te pœnitet tux néglige nliœ). I.a négation s'exprime par non devant le verbe. L'interrogation s'exprime en plaçant après le verbe, soit son sujet, soit l'enclitique -ne (L.).

I,(>s adrerht's (It'rirês se tei'mincnt généralement en -e: bon. bone: diligentiv, diligente'. Leurs degrés de comi)araison se loiment comme ceux des adjectifs : bone, bonie, bonisse. Ceux des adrerbes i)rimilifs se forment analytiquement (au moyen de mage, magisse).

Ces derniers sont empruntés en général au latin. Mais les adverbes démonstratifs, relatifs-interrogalifs et indéfinis sont construits a priori, en coi'rélation entre eux et avec les [)ronoms analogues. Ainsi aux adverbes relatifs-interrogatifs suivants : vo vinde cvo van cvote vam

OH d'où où ([uand combien comment

correspondent les adverbes indéfinis :

alvo alvinde alcvo alvan alcvote alvam

n'importe où

el les adverbes démonstratifs :

le Une lo nunc tote tam

ici d'ici vers ici maintenant autant de fois aatant Les prépositions et les conjonctions sont presque toutes emprunli'(>s au latin.

La Syntaxe est particulièrement soignée et détaillée, et illustrée de nondireux exemples. Toutes les prépositions régissent le nominatif (la distinction du lieu où l'on va est marquée par la variation de la préposition : in. ini>. Le genre (dans les |)ronoms notamment) est toujours naturel. Le complément essentiel d'un adjectif (son objet) se met à l'accusatif (comme parfois en latin et en grec) : le vent sat util la notera, le vent est utile au navigateur: le sim sat simil la gomona. le singe est semblable à l'homme.

De lut'ine. \o comi)lément direct (ou unique) du verbe se met

\. Ici oncore la terminaison -iv disparaît.

toujours à l'accusatif : le frig nocat las arboras, le froid nuit aux arbres : le puer ludat la mendica, l'enfant se moque du mendiant.

Le complcnient indirect se met au génitif ou au datif, suivant le sens : em gloram ma lis amicis, je me vante de mon ami; em gloram ma 11 amici. je me vante à mon ami.

Pour la corresi)ondance des temps et modes des propositions principales et subordonnées, les auteurs adoptent les règles compliquées du latin. Le subjonctif s'emploie dans tous les cas d'incertitude, d'interrogation, d'intention, de discours indirect, etc. *. On admet même la proposition infinitive avec le sujet à l'accusatif : at scias, ma diligan ta = tu sais que je Vaime.

D'autre part, rinfiiiitif s'emploie à l'actif ou au passif suivant le sens : il sat terribil specton, il est terrible à uoir(litt. : àêtrevu). Le participe, avec ses trois temps, peut souvent remplacer toute une proposition relative. Ex. : la vira, timanta nalota in le mund, non terrosat le mort, la mort n'effraiera pas l'homme qui ne craint rien au monde.

Le conditionnel est employé (fort logiquement) dans la proposition conditionnelle aussi bien que dans la principale : si em olàmtempa, scribosâmunaepistola, si j'avais (litt. -.j'aurais) le temps, j'écrirais une lettre.

Pour la construction, l'adjectif-épithète, le nombre et le pronom se mettent en général devant le substantif; le génitif se met après. Le sujet se met avant le verbe; l'adverbe et les compléments après. Mais cet ordre normal peut être interverti sans inconvénient, grâce aux cas (à l'accusatif surtout), comme le montre l'exemple cité plus haut (la vira timanta...).

Vocabulaire.

Le vocabulaire csl emprunté en grande partie au latin. Les mots latins doivent subir quelques altérations, d'abord à cause de l'absence de certaines lettres : au se change en o, eu en e, y en i, k, ch et sch en c, qu en cv, zen s, x en es, th en t, ph en f, et /i en g : ensuite, parce que, pour se soumettre à la déclinaison unique,

1. Les auteurs sont surtout guidés par l'usage allemand. Ex. : it sat bon, ce at venas, il est bon que tu viennes (D. : dass du kommst, indic); em credasam, ce il sciasât ita, je croyais qu'il le savait (dass er es icusste, subj.).

les substantifs doivent avoir le radical terminé par une consonne.

Los désinences -a et -us sont supprimées: les noms de la 3'^ déclinaison sont réduits à leur radical (obtenu en supprimant la désinence -is du génitif). Ex. : fin, pan, mar, flor, milit, lact, pac. bov. greg. nub. mont. cord. itiner. carn icxceplion temp. d(; leminis). l.cs mots eu -o prciiiicid un n : carbon, virgon, ordon, gomon {homme). Les noms de la 5° déclinaison prennent aussi un n au lieu de s final : spen = espoir (spes), din = jour (dies), facin =:face (Jhcies).

Certains mots sont plus altérés : fil = fils (fllias): vict = victoire (Victoria): avac = eau [aqua): igen =feu (ignis): tant = enfant.

Les adjectifs sont modifiés suivant les mêmes règles: ils prennent souvent la désinence -iv.

Les verbes prennent à l'infinitif la désinence -an. qu'on substitue à V-o final du présent latin (à -or dans les déponents) : dan. donner: ridan, rire: locvan. parler.

Outre les mots latins, la langue adopte tous les € mois étrangers » iidernationaux : dogma; rapport: telescop; cemi (chimie); basar: pot: gans:firma: tallor (/oi7/eijr): etablan le/ab/jr). Quelques mots allemands sont (Muployés pour éviter l'équivoque des racines latines : glas = verre (à boire); bue = livre: monat = mois (mens ^= table) ^. Pour la même raison, quelques racines latines sont légèrement alt<''r<'es : judec = jutic <Jiiflir-i!<\: judic = jugement (judicianv. '

L(>s auteurs forgent même des mots à racines latines, comme antores. prédécesseurs, ancêtres, et postures, successeurs, postérité.

Les auteurs admettent, outre les désinences caractéristiques ([ue l'on connaît déjà (-iv pour les adjectifs, -e pour les adverbes) quelques suffixes de dérivation : -in i)our les êtres féminins: -or pour les êtres masculins; -ol pour les diminutifs : filol = filiolus (L.): -on pour les fruits et diverses autres choses : malon = pomme : ovon = œuf^.

\ oici. à titre d'échantillon de cette langue, la traduction (lu Ptiler :

Not pater, val sas in les côles, ton nomen sanctôt, ton regnon venàt, ton voluntat sot vam in le col, tam in le ter. Not diniv pana da mib godie. Condona mib not culpa. vam ems condonami not

Page 1