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Le l"' est emprunté au grec, le 2' au latin

3. Ces prépositions marquent à l'origine des directions ; de vient du latin ; by de l'anglais; an de l'allemand. L'n de l'accusatif est aussi imité du grec.

4. Dans la Grammaire de 1883, l'accusatif pluriel était toujours identique au nominatif.

STEINER : PASILINGUA 283

Celle déclinaison analyliqne esl m(>me ohligaloire pour les subslanfifs tonninés par une consoniu', c'est-iVdire formés au moyen des suflixes péjoratifs -il, -el. -al fsuivard lo j^enre). K\. : kingil = roitelet; to kingil, de to kingil. by to kingil. ton kingil, etc.

Les«r(/V(/(/*sprcnnenl les désinences caractérisliques des genres : grande, grande, granda [grand, grande). Ils formenl leur pluriel el se déclinenl cotume les suhslanlifs, avec lesquels ilss'accordenl.

On Iransforme un adjectif en substantif en le faisant précéder de l'arlicle.

Les degrés de comparaison sont indicpiés respectivement par les suflixes -ir et -ist intercalés entre le radical et la désinence du genre : ainsi bono, bone, bona [tion) devient au comparatif : boniro, bonire, bonira [meilleur), el au superlatif : bonisto.boniste. bonista (le meilleur). Les comparatifs et superlatifs se déclinent comme les adjectifs simples.

Les noms de nombre cardinaux (empruntés au lalin) se termintut tous en -a (sauf nuUo = zéro) el sont invariables :

una. i: dua. 2: tria. '.\: quadra. 4: quinqua. ■">: sexa. G: septa. ~: octa, 8: nova. '.): deka. I():dekuna. i I : deka dua, 1*2: deka tria. 13:... bideka, -20: trideka, :{0:... centa. 100:... milla, 1000:... una milliona. / million: una milliarda, 1000 millions.

Les nombres ordinaux dérivent des cardinaux en changeant la désinence -a en -io, -le, -la (suivant le genre), sauf les premiers : primo, secundo, tertio: quadrio, quinquio. ... dekio: deka unio (11'), etc.

Les nombres multiplicatifs dérivent des cardinaux, en remplaçant -a par -is désinence des adverbes) : unis, une fois; dais ou bis, 2 fois; tris, 3 fois, etc.

Les adjectifs multiplicatifs se forment en ajoutant aux précédents la désinence générique -o, -e, -a (des adjectifs) : duiso, double: triso, triple.

Les nombres fractionnaires se forment en ajoutant aux cardinaux le suffixe -tal (plur. tais) : una triatal, un tiers: dua dekatals. deux dixièmes.

Les adjectifs distributifs dérivent des cardinaux en remplaçant -a par 1(» suffixe générique -eno, -ene, -ena : singuleno. un à un: duenos, deux à deux: trienos, trois à trois, etc.

Les pronoms personnels (empruntés au latin) sont, au singulier : mi. je: tti. tu: il, il; el. elle; al, il (neutre^: et au pluriel : mis.

nous; tus, vous; ils, ils; els, elles; als, ils (n.). Ils se déclinent comme les substantifs : mide, miby, min; misde, misby, mis(an). Lorsqu'ils ne sont pas suivis du verbe, ils prennent une autre forme : mice, tùce, misce, tiisce;lo, le, la; los. les, las *. Le pronom réfléchi est se. On se dit on.

Les pronoms possessifs se forment en ajoutant les désinences génériques des adjectifs -o, -e, -a, aux pronoms personnels des 2 premières personnes et à l'article défini pour la 3® personne. Ils sont donc au masculin smgulier :

mio, tùo, too, teo, tao; miso, tùso. toso, teso, taso.

Ils forment leur pluriel et se déclinent comme les substantifs. Le pronom possessif suo correspond au i>ronom réfléchi se. Les pronoms démonstratifs sont :

illo, elle, alla : celui-là, celle-là, cela; isto, iste, ista : celui-ci, celle-ci, ceci; toce, tece, tace : (môme sens) ; ipso, ipse. ipsa : {lui, elle) -même.

Le pronom relatif e^^ï : quo, que, qua : qui. Les pronoms interrogatifs sont :

quiso, quise, quisa : qui, quoi?

quo. que. qua : quel, quelle?

qualiso, qualise, qualisa : quel (de quelle espèce)? quanto, quante, quanta : combien grand?

quota? combien (nombre)?

Les pronoms indéfinis sont :

uUo, uUe, ulla : quelque; nullo, nulle, nulla : aucun; alio, alie, alla : un autre;

quocumque, quecumque, quacumque : quiconque; eodem, eedem, eadem, le {la) même; omno, omne, omna : chaque (plur. tous); nihila, rien; aliquota, un certain nombre. Tous ces pronoms se déclinent comme les substantifs. La conjugaison comprend quatre formes ou voix, qui correspondent aux quatre verbes auxiliaires :

er, être; ir, aller; har, avoir; hor, être tenu.

l. Ces deux formes des pronoms personnels de la 3" personne sont des abréviations différentes du pronom démonstratif : illo, elle, alla (voir plus bas).

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Ces quatre verbes s'appliquent comme suffixes (en supprimant l'h (les deux derniers) à un radical pf)ur fr)rnior quatre verbes dilTérenls. Kx. :

grander grandir grandar grandor

être grand grandir agrandir être agrandi

(devenir grand) (rendre grand) (tMre rendu grand).

Les deux premières voix sont neutres, la 3" est active et la 4" passive.

Les temps de Vindicatif se forment en faisant précéder d'un pronom (ou sujet) les temps de l'infinitif: le présent est identique à la forme précédente; les autres temps sont :

Prétérit.

efer ifir hafar hofor

(je) /us (}} allai Q') eus i}e) fus tenu

grandefer grandifir grandafar grandofor

(io) Jus grand (}c) grandis [y ) agrandis Hc) Jus agrandi

Futur.

erer irir harar horor

(je) serai (j') irai (j') aurai (je) serai tenu

granderer grandirir grandarar grandoror

(je) serai grand (je) grandirai (jj agrandirai (je) serai agrandi.

Temps composés.

Parfait.

eter itir hatar hotor

(J! ni été (je) suis allé (j") ni eu (j*) ai été tenu.

grandeter granditir grandatar grandotor

(j) ai été grand (j) ai grandi (j) ai agrandi (j*) ai été agrandi.

(Plus-que-parfait, etefer itifir hatafar hotofor

m avais été {j' étais allé (}') avais eu ']' omis rlé tenu

grandetefer granditifir grandatafar grandotofor

( j) avais été grand (j) avais grwidi (j*) avais agrandi ij) avais été

agrandi.

Futur antérieur.

eterer itirir hatarar hotoror

(j') aurai été de) serai allé (j') aurai eu (j') aurai été tenu grandeterer granditirir grandatarar grandotoror

{]) aurai été grand {]) aurai grandi (y } aurai agrandi {y)aurai été

agrandi^.

La forme verbale est invariable en personne, mais elle varie

en nombre : elle prend un -s au pluriel : mis ers, mis hars, etc.

Les temps du subjonctij se forment en ajoutant simplement un

-e aux temps correspondants de l'indicatif : mi ère, que je

sois, etc.

Vimpératifesl identique au subjonctif à la 2° personne (sing. et plur.): aux autres personnes, il prend les pronoms comme suffixes :

2« p. s. grandir e grandis.

3« p. s. grandireto (e, -a) qu'il (elle) grandisse.

l""® p. pi. grandiremis grandissons.

2" p. pi. grandires grandissez.

3'' p. pi. grandiretos (es, -as) qu'ils {elles) grandissent, hes participes présent eipassé se forment en ajoutant au radical : 1° la voyelle caractéristique de la voix: 2" respectivement la consonne n ou t : 3" la voyelle caractéristique du genre. Ex. : grandeno (e, -a) grandino grandano grandono

qui est grand qui grandit qui agrandit qu'on agrandit grandeto (e, -a) grandito grandato grandoto

qui a été grand qui a grandi agrandi^ qu'on a agrandi^. Les temns composés peuvent être considérés comme formés du participe passé et du temps primitif de Tauxiliaire correspondant.

Les adverbes primitifs sont empruntés au latin. Les adverbes dérivés (et certains adverbes primitifs) sont formés au moyen

i. En résumé, f caractérise le passé, r le futur, et t les temps composés; la voyelle caractéristique de chaque voix se trouve répétée dans chaque syllabe.

2. On remarquera que le sens de ce participe passé est passif, alors que celui du participe prosent correspondant est actif'. H devrait signifier : qui a ar/randi. Celte erreur vient de l'exemple des langues naturelles.

3. La Grammaire de 1883 contient en outre un participe passé qu'on no retrouve pas dans le Vocabulaire de 1887 :

grandeteno, granditeno, grandatano {qui a agrandi), grandoteno.

STEINER : PASILINCUA 287

(In snl'lixt' -is : kindis = pui'rilfiiiciil : herzis - cordinlcmcut : jamis = (U'-jn: tandemis - enfin: hodiis -- ittijmtrd'hui: crasis =- ilcmain '.

I^es prépositions n'ont pas do désinence caraclérislique: elles sont iiivai'inltlcs cf ivfjrissont tonlcs Iv noiiiiiiiitif. I]llcs s«»nl |)r('S(|U(' toiitos (Mnpniiilrcs nn lalin : ab, ad, ante, apud, cum, de, ex. in, inter. per, post. pro, sub... excepté : parmi, sûr, sous iF.) cl since ^^ depuis, by = n (K.h Ko Vocabidaire contient nn trran<l nonihio tlo prépositions alloniandos ((nidonhlcnt les pircrdcntcs, notanimonl comme préfixes.

Il on ost oxactomont de mémo ponr los conjumlinns. dont 1rs princiitalos sont : et, aut (ou), ni, sed, tamen, ergo, nam, car, quando, ubi, dum, si, ut. La particnle intorrogativo an s'emploie au coninionoomont dos propositions intorrogativos qni no oonlitMinont pas tlo mot h sens intorrogatif. Il n'y a pas besoin ilo -^\ nlax(v selon l'antonr : elle est contenue dans les formes gramiiiaticalos des nu>ts.

Vocabulaire '.

« Ko vocabulaire anglais forme la base » du vocabulaire de la Pnsdingun : d'abord, parce (jne l'anglais est la langue la plus répandue; ensuite, parce que, étant mélangé d'éléments romans et germaniques, il constitue la transition et le trait d'union entre le lVan(;ais et l'allemand. V.n oITot, les radicaux de la Pasilimpia, devant être connnuns à doux dos trois langues l'ondamonlalos, seront ou bien communs à l'anglais et au français (radicauv romans) <ui bien communs à l'anglais et à l'allemand (radicaux gernmnitiuos), ou l>ien connnuns au français et à l'allemand; mais la plupart de ceux-ci se trouvent aussi en anglais, di" sorte qu'un Anglais connaît déjà pres(pu> tous los radicaux de la Pnsdintjnn ^. Par exemple, le mot brod. connnun à D. et à E., sera adopté pourpai/i; le mot incendie, commun à E. et i\ F. est préfé-

1. L'ault'urprosifrit d'cmiiloycr l'adverbe (cl noii l'atijcctif) comme nUribiit après le vcrhe t'ire : mi er grandis = je suis grand. (.IVst un exemple rcinaninahle de rinlluonfe d'un idiolisme germanique : de ce «|ue l'adjectif nUriliut est invariable en allemand, il ne s'ensuit pas qu'il ait le sons et le rôle d'un adverbe.

2. Le Vocabulaire Allemand-Pasilingua comprend plus de 5000 mots.

3. L'auteur va jusqu'à dire : • La Pasilitif/ua esl pour ainsi dire une langue anglaise a\oi' une prononciation romane ou germonique, et des désinemes propres à la l'asilingua • (Drei Wellsprachc-Syiteme, p. 10).

rable à brand (D.). Pour l'idée cVenfant,\es 3 langues ont des mots différents : Kind, child: on adoptera donc le radical latin infant *. Il y a même des cas où le radical latin est préférable au radical germanique commun à D. et à E. ; notamment quand ces deux langues possèdent déjà des dérivés du radical latin. Ex. : le radical pair (père) comparé à vater (D.) ^ father (E.). Le vocabulaire comprend en outre tous les mots scientifiques ou techniques communs aux trois langues, et par suite internationaux, comme esthétique, allégorie, etc.

Les radicaux ainsi choisis prendront les désinences caractéristiques des substantifs, des adjectifs, des verbes et des adverbes, et les terminaisons de la déclinaison et de la conjugaison. Ensuite, ils serviront à former une foule de mots dérivés réguliers avec les affîxes propres à la Pasilingiia. Citons les principaux :

Dans les substantifs, -ara désigne le lieu : bibliothekara = bibliothèque: -menta, le moyen ou l'instrument : nurrimenta = aliment; -mentu, la manière ou méthode : nurrimentu =^ (dimentation: -osia, -esia, -asia, la collectivité : montasia == chaîne de montagnes : stellasia = constellation.

Les participes deviennent des substantifs par la simple adjonction de l'article. De môme, les infinitifs deviennent substantifs au moyen de l'article et des désinences -o, -e, -a, -u. Ainsi la terminaison -ero désigne un état, -iro un devenir, -aro une action (une profession) : militero = militaire (en général); militiro = »u7itaire (de passage : celui qui fait son service); militaro = militaire (de profession : officier); militeriu = l'état militaire: bibliothekaro = bibliothécaire.

Les suffixes -enissu et -inissu désignent respectivement une qualité passive ou active : maladenissu = état de maladie ; tolerinissu = tolérance. Le suffixe -fero signifie qui porte; il sert à former les noms d'arbres dérivés des noms de leurs fruits. Ex. : pirafera (arbora) = pojr/er 2.

Les substantifs et les adjectifs ont en commun les suffixes augmentatif -oso et diminutif -illo, ainsi que les suffixes péjoratifs -il, -el, -al, que nous connaissons déjà.

1. De même spirit (L.) pour geist (1).), ç/host (E.), esprit (F.); cved (L.) pour glauben (D.), believe{)L), croire (F.).

2. Dans lo Vocabulaire, on remarque que certains noms d'arbres ne diffèrent que par la désinence féminine (-e) des noms de fleurs ou de fruits, qui ont la désinence neutre (-a). Ex. : nuca = noix, nuçe =: noyer.

STEIN R : PASILINGUA 289

Les adjectifs dérivés se forment au moyen des suffixes -io (-«, -a) : -ivo (e. -a): -alio (-e. -a). I.o suffixo -iso marqnr Ux n'sscinhlanco : heroiso — lirroïque : -isso, le iviilbrcenuMit : timidisso - r.rirèmement timide^: -loso (D.), l'absence ou privation de : doloraloso = .s7//i,s- (loiilciir: -ardo, lexcrs hlAinnhle : trinkardo — iwinine: -iblo, -ablo. -oblo, la possibilit»' active ou passive : cantablo, qui peut chanter: cantoblo, qu'on peut chanter. Enfin on forme des a«ljectifs au moy(Mi dos (b'siniMiros du génitif et du datif : -deo = uni vient de: -bio = qui appartient à.

On forme aussi des adverbes par ce même procédé : citadeis = de la ville : citabyis == à (dans) la ville ; citanis = à (vers) la ville.

(Juant aux prolixes, l'autour les emprunte indilTôroniniont au latin et à l'allemand (ad = an, con = mit, de — ab, ex = ans, in = ein. post — nach. par = durcb, etc.).

\'<)ici un («xomplf des dt-i'ivos que peut engendrer un seul mol : mortu = la mort : mortir = mourir : morter = être mort ; mortar = tuer: moftor - rire lue: morteno = le mort: mortino = le mourant: mortano nu mortaro — le- meurtrier: mortio = mortel [i\v la mort): mortablo = mortel ^qui peut tuer): mortiblo = mortel (qui peut mourir): mortiso = semblable à la mort: mortis, mortellement. Knlin, voici )«> Pater traduit on PasUintjua : Patro mise, que er in cœla, nama tua sanctore, kingdoma tua kommire, tua willu fairore sur erda ut in cœla. Donnare misbi misan brodan taglian ; pardonnare missas deltas uti mis pardonnars misosbi debitorosbi...

ol iiii antre spccimoii de cotfo langue :

Ta Pasilingua ère una idiomu per tos populos ipsos findita, una lingua, qua autoris de to spirito divino, informano tos hominos zu partir, er creita, et qua ideo facilis et nearistis sine explicatius omnosby nationosby ère intelligobla et una banda amiciude pro tos Anglios, Francios et Germanos suos parentos.

La Pasilinyua n"a pas d'histoire, et ne paraît pas avoir ou d'adeptes, au point de vue pratique, mais seulement des approbateurs tlHW)ri(pios. comme Ilans MosER et Félix I.enz. 1/auteur essaya i\v lancer en 18S0 nn journal mensuel, Ta Pasifolia, sans succès, semble-t-il.

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